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Enseignements

 

Racines bibliques

 

 

La corde lâchée

Yaakov, Béla Orbán

I. Le début…

Un jour, il y a plusieurs années de cela, deux personnes sont parties. Ensemble, visiblement sur un même sentier les yeux tournés vers un objectif commun. Leurs vies individuelles se sont rencontrées en un point de leur existence, à partir duquel ils continuèrent leur route ensemble. Ils ont tous deux pris connaissance du chemin parcouru jusque là par l’autre et considéraient cette rencontre tout deux comme voulue par Dieu et comme étant sous Sa bénédiction. Un sentier nouveau, la possibilité pour tous les deux de commencer une nouvelle étape de leurs vies, d’entamer un nouveau départ.

Après que l’homme ait déballé son linge sale amassé au fil des années passées dans le monde à sa future épouse et accompagnatrice, tout son passé qui ne figurait plus que comme de simples souvenirs du passé, mais dont la connaissance leur servirait de couverture protectrice contre les attaques pouvant provenir du passé ou à cause du passé. Cette protection est nécessaire contre les ennemis qui tentent par tous les moyens de salir l’image des autres en tout temps et en tous lieux poussés par l’esprit de la jalousie, de la fierté ou de l’orgueil, même lorsque le seul Juge, Dieu a donné Son pardon, beaucoup de délivrances et Sa Grâce par le sang de Yéshoua.

Sur cette route, il s’est engagé de manière propre et ouverte.

Il savait qu’à partir d’ici, si quiconque l’attaque par le passé, ou remet son appel, son ministère en cause, ou n’accepte pas la pureté de sa volonté, cette personne irait contre la Volonté de Dieu par son jugement et sa condamnation.

Ces adversaires pourraient être aussi de l’antéchrist à partir du moment où les spiritualités de l’antisionisme et de l’antisémitisme se mêlent à l’affaire.

Pour cette raison, lors de leur première rencontre en tête-à-tête, l’homme posa la question suivante à la femme :

Veux-tu aller parmi les juifs ?

La réponse positive laissait supposer que la futur épouse assumerait tout ce qu’une épouse juive se doit d’assumer selon l’Ordre divin est qui se résume en l’acceptation du mari d’identité juive en tant que chef spirituel, prêtre de la famille selon l’ordre patriarcal établi dans la Bible.

Car aucun homme juif ne peut être membre d’un autre peuple. Il ne peut jamais nier le devoir que son peuple à reçu de Dieu. Il ne peut rejeter son élection qui est éternelle et qui lui fut accordée pour le mettre au service des autres :

Transmettre à tout le monde la connaissance de l’Éternel, enseigner la Loi révélée et en tant que juif vivant en Yéshoua HaMasshiah en complétant tout ceci par la Grâce et l’Évangile que le Peuple avait déjà pu entendre, il y a plusieurs millénaires de cela de la bouche même de Dieu…

Aucune autre possibilité ou alternative ne pouvait germer dans son esprit, c’est la raison pour laquelle, il accueillit avec joie le oui qui sortit de la bouche de sa tendre. Il considérait cela comme le don d’une compagne à ses côtés pour accomplir cette tâche toute particulière.

Il était heureux d’avoir reçu une personne qui assume le mode de vie juif, ainsi que toutes les obligations que cela implique devant Dieu, c’est à dire une personne qui accepte et assume l’identité juive de son mari en s’y identifiant aussi.

Juif et du Christ… en même temps et ensemble. À deux, en union, ensemble.

Puis vint le mariage qui fut le cachet de leur pacte aux yeux du monde, le sceau d’une volonté commune.

 

II. Avant le départ

Quelques jours avant le départ, l’homme déclara les choses suivantes :

-Avant de prendre une décision quelconque, il faut que tu saches que nous nous engageons sur une voie qui est très spéciale, difficile, voire même dangereuse.

Nous partons comme deux alpinistes, lorsque deux personnes arpente la montagne vers le sommet, attachés à la même et unique corde.

Sans l’aide mutuelle, on n’avance pas, et il est impossible de faire demi-tours !

D’ici on ne peut continuer qu’ensemble, car si d’aucun de nous deux venait à lâcher la corde qui nous tient tous les deux, cela provoquerait la mort de l’autre, et entrainerait aussi la mort du premier, car seul, l’autre serait incapable de continuer sa route et d’atteindre le sommet, le but qu’ils reçurent pour deux.

Il y a deux possibilités :

Arriver à grimper au sommet tous les deux, ou bien chuter un à un dans l’abîme.

La rechute à la case départ, au pied de la montagne signifie carrément la mort sur le coup.

Car celui qui reste accroché à la falaise perd ses forces et aurait beau agripper le roc de ses doigts, il finirait de toutes façons par lâcher prise…

L’affaiblissement est accentué par la prise de conscience de la perte de l’autre qui accélérerait le processus d’effondrement.

L’objectif est devant ses yeux et il sait qu’aussi près que cela puisse être, la route d’acensions est arrivé ici à sa fin, la mission n’a pas été menée à bien, et ne peut être réitérée.

Les deux alpinistes dépendent entièrement l’un de l’autre. La raison et le rationalisme nous fait dire que personne ne peut atteindre un tel objectif tout seul.

Un sentier commun comme le mariage est une entreprise qui est susceptible de mener au plus haut, mais également à la mort psychique, spirituelle et physique avant l’heure.

Si la triple attache ne se forme pas (homme-femme-Dieu), si nous ne nous lions pas l’un à l’autre par la même corde, si quelqu’un lâche cette corde…

Le départ sur cette route avait donc commencé en toute connaissance des ces règles et de ses Lois.
 
Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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