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Délivrance et Trahison

Yaakov, Béla Orbán
 
”On vint dire à David: Voici, les Philistins ont attaqué Keïla, et ils pillent les aires. David consulta l’Éternel, en disant: Irai-je, et battrai-je ces Philistins? Et l’Éternel lui répondit: Va, tu battras les Philistins, et tu délivreras Keïla.” (1Sam 23,1-2) 
Nous pouvons ici lire l’histoire de la victoire de David qui était en fuite devant Saül. Cette victoire vient s’intercaler au beau milieu des différents épisodes de la fuite de David. C’est pour cette raison que le récit de cette victoire peut facilement échapper à notre attention. Elle peut cependant beaucoup nous instruire et est porteuse de messages très utiles concernant tous ceux qui servent Dieu et qui accomplissent un ministère. Elle pourrait même être susceptible d’être matière d’enseignement pour les chefs de communautés et d’assemblées et surtout pour tous ceux qui accomplissent un ministère pastoral de soins de l’âme. Cette histoire pourrait porter deux titres : 1- De la Libération à la Trahison, ou bien : 2- Comment la personne soignée devient-elle plus tard notre ennemie ? 

Au cours de ce récit, nous pouvons voir le fonctionnement d’une puissance très importante, la puissance qu’utilisent les politiciens, les guerriers ainsi que tout ceux qui exercent un certain pouvoir. Du premier vers jusqu’à la fin du récit, nous pouvons remarquer que plusieurs personnages s’observent l’un l’autre. L’institution de l’espionnage fonctionne manifestement.  

”On vint dire à David …” (23,1) 
”Saül fut informé de l’arrivée de David à Keïla …” (23,7) 
”David, ayant eu connaissance du mauvais dessein que Saül projetait contre lui …” (23,9)
 
”Saül, informé que David s’était sauvé de Keïla …” (23,13)
 

La première chose que doit donc savoir un homme de Dieu est que son Appel, son ministère et son fonctionnement est constamment observé par l’ennemis. Il faut cependant rester ouvert car ce n’est pas lui qui décide lui-même des ministères à accomplir et ne les choisis pas, mais les reçoit à travers sa sobriété de l’âme et de l’esprit.  
Cependant, cette ouverture ne peut se concevoir que dans un cadre bien défini et dans un domaine bien délimité. Nous ne pouvons pas tout dire et parler de tout devant tout le monde en ce qui concerne notre appel et notre ministère. Il y a des choses secrètes qui doivent rester entre Dieu et la personne concernée. Il existe des projets, des objectifs, des savoirs et des connaissances qui ne peuvent êtres partagés qu’avec des personnes qui sont en unité spirituelle avec nous. Mais il en existe également qui ne doivent êtres connus que par notre compagnon direct, par notre camarade de mission. 
Nos paroles prononcées avec insouciance peuvent facilement faire échouer des ministères, des victoires et des témoignages.  
Les Saül actuels se prétendant être des hommes de Dieu peuvent facilement prier contre nous, opposant ainsi l’âme à l’esprit. 

Dans cette histoire, David n’est pas allé se chercher un ennemis. Durant sa fuite, il a entendu parler d’une ville qui était constamment pillée par les Philistins. On l’a averti, ou plutôt, le message lui en a été transmis. Ici nous trouvons encore un enseignement utile pour nous, lorsqu’il pose la question et attend la réponse venant de Dieu. Effectivement, l’homme de Dieu se doit de soumettre sa situation à la volonté de Dieu et au ministère vers les autres en faisant abstraction de sa mauvaise situation, des dangers et des épreuves qu’il subit.  
Nous ne pouvons jamais nous placer au premier rang. Même dans nos combats et dans nos périodes de crise, nous devons être prêts à aller au combat pour les autres, à accomplir des ministères envers autrui et à sauver des âmes en péril.  

La ville de Keïla n’appartenait que partiellement à la Judée et faisait figure d’île indépendante sur la carte du pays. Aujourd’hui encore, il existe de nombreuses assemblées et communautés de ce type. De la même façon, beaucoup de communautés et de croyants religieux se trouvent en danger sur cette terre déserte, ceux qui n’appartiennent à nulle part. Ils ne sont pas Philistins, mais ils ne se rattachent à la Judée que superficiellement. Ce sont eux que les troupes Philistines peuvent attaquer le plus facilement et le plus rapidement. Ce sont eux qui sèment, moissonnent, mais ne bénéficient jamais de la récolte. Les Philistins connaissent très bien la date de la moisson, ils ne se fatiguent pas à semer, à moissonner, à travailler la terre, mais ne font que voler ou brûler la récolte et les fruits des autres.  
Effectivement, nous connaissons bien ce phénomène lorsque nous voyons les personnes talentueuses et valeureuses se faire happer et arracher des assemblées religieuse pour se retrouver à nouveaux dans le monde. De même, lorsque nous voyons les jeunes fuir les familles pour s’engouffrer dans le monde. 

L’attaque philistine est naturellement toujours présente actuellement et même sous des formes encore plus variées. Ils pillent les gens de toutes leurs valeurs, et lorsque dépouillés de tout et scrutant l’avenir sans aucun espoir, ils finissent par s’écrier et peut-être à prier pour la première fois dans leur vie.  
Ainsi sont les habitants de Keïla. Ceux qui cherchent leur libération, le changement dans leurs vies, ceux qui cherchent la salvation et la délivrance. Nous ne pouvons jamais nous détourner de ces gens en désarroi et devons nous lancer à leur rescousse en mettant toutes ces choses si importantes à nos yeux, ainsi que tout intérêt personnel de côté. C’est nous qui devons faire le premier pas.  

Keïla était une ville à verrous. Le symbole de ces vies saccagées qui aujourd’hui comme hier appellent au secours depuis leurs cellules qui les tient prisonnières dans leurs situations désespérées. La seule chose qui leur reste est leur voix qui se fait entendre par le biais d’autres personnes, elles-mêmes capables de transmettre leur message de détresse.  

David ne s’est donc pas posé de questions. David ne posa de questions qu’à Dieu qui lui répondit par un ordre :
”Va et bat-les !”
 

La suite de l’histoire est aussi très actuelle. Ce sont tout d’abord les hommes de David qui essayent de l’en dissuader. Il a cependant posé la question une seconde fois à Dieu, Lui a demandé la confirmation et est parti au combat. Il a vaincu et a libéré la ville. 

Pourquoi cette histoire pourrait-elle bien être actuelle ? 

Effectivement, le serviteur de Dieu, lorsqu’il arrive à se vaincre lui-même, en d’autres termes, lorsqu’il arrive à placer le ministère en avant de ses propres intérêts, se retrouve vite face à l’épreuve suivante, la seconde épreuve : il fait l’expérience de rester tout seul car son entourage ne veut ni coopérer ni participer à sa mission car leurs intérêts propres ou familiaux, communautaires et autres sont plus importants que de venir en aide aux prisonniers dépouillés et désemparés.  

Dans cette situation, nous ne pouvons avoir qu’une seule source de force : le fait que notre appel, nos combats, les délivrances et les victoires ne sont pas notre mérite et notre volonté. C’est Dieu qui nous envoie, et si c’est Lui qui nous envoie, la délivrance et la victoire est assurée. La victoire sur nous-mêmes et sur notre entourage ne peut jamais se réaliser si nous ne sommes pas en contact personnel avec Dieu et si nous ne sommes pas en possession de Sa promesse d’appel.  

Nous voyons plusieurs fois dans la vie de David que derrière ses mots, il considère ses projets comme des faits accomplis. Nous pouvons retrouver cela dans cette histoire, lorsqu’il demande :
Irai-je, et battrai-je ces Philistins? (23, 2) 
Il n’y a absolument aucun doute derrière cette question, mais bien une forte foi par laquelle il sait que s’il va chez les Philistins, il les battra.  
Je pense que le croyant devrait aujourd’hui aussi avoir les mêmes caractéristiques et la même assurance que David. Il faut savoir et connaitre notre mission, savoir, croire et déclarer le pouvoir absolu de Yéshoua HaMasshiah.  

La seule question qui subsiste dès lors est si la tâche à accomplir est bien la nôtre et quand doit-elle être exécutée ? 
Beaucoup ne comprennent pas cette fermeté. C’est pourquoi, les David d’aujourd’hui sont vus et accusés d’être fiers, orgueilleux, voire même jésabéliens. Pourtant sans ces caractéristiques davidiennes, il n’y a point de victoire, mais d’autant plus de doutes, de peurs et d’angoisses qui nous repoussent au stade dans lequel étaient les hommes de David. Nous pouvons être les obstacles de ministères, ou nous pouvons refuser des ministères par peur et devenir ainsi les esclaves de nos propres péchés de négligence. 

David a donc vaincu. Mais à la place du succès et des récompenses, il reçu une mauvaise nouvelle. Ses informateurs lui ont rapporté que Saül voulait se rendre à Keïla pour non seulement l’anéantir lui et ses troupes, mais pour dévaster la ville entière également.  
Ceci fonctionne exactement de la même façon aujourd’hui.  
Quiconque accomplissant un ministère de délivrance fructueux doit affronter par la suite de nouveaux et de plus grand combats encore. Puisque Satan n’aime guère les défaites, il revient à la charge et attaque furieusement le délivreur et le délivré au même titre.  
La récompense est aujourd’hui la même pour les ministères de délivrance. Satan attaque avec fureur. La meilleure preuve de l’efficacité d’un ministère est l’attaque subie par après. Plus un ministère est efficace, plus les attaques sont grandes. L’effet action-réaction fonctionne. Plus il y a de délivrances et plus ces délivrances sont grandes, plus Satan revient au combat. 
La plus grande moralité de l’histoire ne vient qu’après ce point-ci du déroulement et nous devons nous y arrêter un instant pour réfléchir. 
La Keïla délivrée peut facilement devenir l’alliée de l’ennemi Saül. 
”Et David dit : Les habitants de Keïla me livreront-ils entre ses mains?… Et l’Éternel répondit: Ils te livreront”
 
Nous sommes certainement arrivés au point le plus intéressant et instructif de l’histoire. Nous devons savoir et apprendre que la délivrance n’est pas encore le passage à un nouveau pouvoir. David a délivré Keïla, mais la ville n’est pas devenue partie de son royaume et de son pouvoir. C’est la raison pour laquelle elle s’est retourné contre lui. 

Beaucoup ne comprennent toujours pas aujourd’hui, pourquoi les personnes qu’ils ont délivrées avec succès, dans la vie desquelles de grands changements sont survenus, envers lesquelles ils ont sacrifié leur temps et leurs forces et accompli tant et tant de ministères et d’heures de travail, se retournent-elles finalement contre eux. Pourtant le message de cette histoire peut nous instruire et attirer notre attention sur ce problème bien précis. Si quelqu’un a été délivré par le biais de ton ministère, mais que sa vie ne se retrouve pas sous le pouvoir de Christ, il peut facilement devenir ton ennemi potentiel. Un ennemi qui lie une alliance étrangère avec un autre pouvoir auquel il est même prêt à te dénoncer et à te livrer.  

Mon expérience est que ce sont ceux qui démarrent, se libèrent, mais ne se retrouvent pas sous le pouvoir de Christ qui commencent à générer la discorde, la destruction, les divisions, les rivalités et les révoltes au sein des communautés se faisant ainsi des traitres. Le délivré qui ne naît pas de nouveaux devient dans tous les cas l’ennemi de la personne qui a accompli un ministère de délivrance vers lui. De façon similaire, celui qui naît de nouveaux et offre sa vie au Christ, mais qui au lieu du sentier de la soumission et de l’obéissance choisi le chemin de l’insoumission et de la désobéissance, devient un ennemi encore plus grand que le précédent. La différence spirituelle est visible entre ces deux cas. Dans le premier cas la passation de pouvoir ne s’est pas faite, le pouvoir du Christ n’a pas été accepté, alors que dans le second cas, l’esprit d’insoumission satanique règne avec fureur en la personne et transforme le patient en ennemi. 

Je pourrais citer de nombreux exemples pour illustrer ce phénomène. 
Mais que Keïla reste pour nous l’exemple type. Keïla ne voulait pas livrer David entre les mains des philistins, mais bien entre celles de Saül. L’esprit de révolte ne fonctionne guère différemment aujourd’hui. Encore aujourd’hui, il lie alliance avec celui qui combat le serviteur de Dieu et qui malgré tout arrive dans le nom de Dieu. Saül était persuadé d’être lui-même l’homme de Dieu alors qu’il était gravement démonisé. Les ennemis des serviteurs de Dieu actuels – ainsi Satan également – savent utiliser ceux qui comme Keïla, n’appartiennent à personne ni à aucun pouvoir. Ces ennemis leur offrent une alliance d’intérêt qui fait des promesses au nom du Saint Esprit, de Yéshoua ou de Dieu tout en combattant les trois en même temps. Ainsi nous entendons très fréquemment de nos jours encore, des phrases du type : ”Dieu m’a dit”, ”Dieu m’a parlé”, ”l’Esprit Saint m’a déclaré”, pendant que la vie de ceux qui font ce genre de déclarations est visiblement remplie de péchés et se débat à cause des conséquences de ceux-ci.  
Tout comme Keïla, ils ont réchappé à un danger, à une difficulté, à un esclavage ainsi que de leurs geôliers, mais le pouvoir du Christ n’est pas visible en eux.  
Ce pouvoir ne saurait d’ailleurs être visible, vu que l’esprit de la révolte, les faux pactes et les fausses alliances sont des choses bien étrangères aux hommes du Christ et sont des choses avec lesquelles, ils ne peuvent être en communauté.  

Après toute cette analyse, que l’histoire de David puisse être un exemple et un message pour tous ceux qui sont au service de Dieu.  
Lorsque nous accomplissons un ministère vers quelqu’un, laissons de côté tout intérêt personnel ou communautaire et partons au combat contre les pilleurs et saccageurs pour délivrer les opprimés. Faisons-le, même si certains ne sont pas d’accord avec cela ou ne nous aident pas. Partons malgré tout en possession de cette certitude qui nous est donnée par Dieu, que s’Il nous envoie quelque part, c’est qu’Il y est déjà passé avant nous et qu’Il ouvre la voie devant nous.  
Ayons en même temps devant les yeux que nous ne pouvons pas nous arrêter après notre ministère de délivrance, que nous ne pouvons pas nous reposer, mais que nous devons être encore plus attentifs et sobres par après. La véritable attaque frontale ne survient que par la suite. La conséquence de la victoire et de la délivrance est que la contre-attaque s’engage très prochainement.  
Après le combat et la victoire, amenons tout le monde à la décision de naître de nouveaux. Mais ne nous arrêtons pas ici non plus, mais plaçons les gens sur le sentier de la soumission sous le pouvoir du Christ. Si l’une de ces choses ne se produit pas, c’est le serviteur de Dieu qui sera principalement touché, attaqué et trahi de l’intérieur, ou bien ce sera la communauté de servants que ces personnes tenteront de déchirer par leur trahison.  

Cela fait quelques années de cela que j’ai accompli un ministère vers un couple que les philistins avaient encerclé et se trouvaient enchaînés par de nombreux péchés. Toutes leurs récoltes, leur blé et leurs fruits, leurs possibilités et leurs conditions de vie ont été dérobés. Il fallait principalement accomplir un ministère de délivrance dans ce domaine. Puis, tout deux ont remis leurs vies entre les mains du Christ. Au cours du ministère, des péchés et des liens de plus en plus graves et pesants faisaient surface. Parmi ceux-ci, le plus grave était que l’homme avait non seulement eu des relations adultères pendant plusieurs années durant le mariage, mais que ces relations étaient des relations homosexuelles. Il menait cette double vie en tant que père, en tant qu’homme déviant qui souvent jouait de surcroît le rôle féminin dans ses infâmes relations.  
J’ai vécu comme l’un des plus grands miracles de Dieu dans ma vie, lorsque nettoyés de toute cette souillure, j’ai vu le couple délivré et purifié se rétablir et se raviver. Puis, quelques années plus tard, cet homme m’a attaqué. Il a pactisé et s’est allié à des gens qui se prétendaient être les enfants du Seigneur, voire même être messianiques tout en vivant eux-mêmes dans de graves péchés d’insoumission ainsi que dans la fausse charismatique et dans la sorcellerie charismatique.  

Que s’est-il passé ? 

La même chose que dans l’histoire de David. La ville a été délivrée, mais n’a jamais été annexée au Royaume. Bien qu’ils en faisaient partie par leur dénomination, le pouvoir du Roi n’était pas réel dans leurs vies. Il s’est développé à la place le pharisianisme, une fausse identité juive et un philosémitisme antijudaïste.  
J’ai fait l’expérience dans de nombreux autres cas également que des gens ayant peur des Philistins, fuyant les problèmes de la vie quotidienne, viennent pour demander la délivrance. Lorsque la délivrance se produit, ils disparaissent assez vite et ne passent jamais sous le pouvoir de Christ.  

L’exemple précédent, ainsi que beaucoup d’autres expériences nous enseignent à ne pas attendre l’arrivée de Saül, tout comme David ne l’a pas attendu non plus.  
Les personnes qui ne sont pas nées de nouveaux, ou bien vivant dans l’insoumission, ouvrent des portes par lesquelles nos ennemis peuvent arriver au nom de Dieu, de Yéshoua et de l’Esprit Saint pour nous attaquer.  

En un mot : lorsqu’il y a ministère inachevé et que des gens délivrés n’arrivent pas sous le pouvoir du Christ ou si l’on aperçoit le moindre signe d’insoumission dans leurs vies, séparons-nous d’eux à temps ! 
On peut se séparer et il est permis de se séparer, mais ne soyons en aucun cas en communauté avec eux ”Dans les villes à verrous”. Saül aussi projetait de prendre Keïla d’assaut, lorsqu’il reçut la nouvelle que David s’y trouvait : ”car il est venu s'enfermer dans une ville qui a des portes et des verrous.” (23,7) 

La question qui subsiste est : quand devons-nous nous séparer et partir ? Quand devons-nous nous séparer de ces gens ? 
Lorsque nous voyons qu’ils nous freinent et nous retiennent sur notre chemin ou qu’ils se mettent en travers de notre route. Tel est le fonctionnement des personnes non nées de nouveaux ou vivant dans l’insoumission et le péché. Après tant de rudes ministères et de luttes difficiles, lorsque nous ne pouvons voir aucun démarrage dans la vie de quelqu’un et que nous nous rendons compte que cet état de léthargie est réellement la conséquence de leur insoumission, nous devons poursuivre notre chemin en mettant tout sentiment d’humanisme de côté. Nous nous devons de le faire car la communauté avec de telles personnes est très dangereuse. Les spiritualités espionnes s’infiltrant par leur biais sont capables de les tuer et de nous tuer avec eux par la même occasion. Peut-être notre assemblée s’en retrouvera diminuée en quantité, d’autres y verrons et en espérerons peut-être la chute, alors que notre route s’en retrouve délivrée et accélérée en réalité et évolue vers l’objectif qui lui a été défini par Dieu. Cette perte en apparence est gain de vie en réalité, même si on nous accuse de manquer d’amour et de charité ou si on nous accuse d’être de lâches déserteurs. 

C’est ce dont j’ai fait l’expérience dans l’exemple cité précédemment et j’ai pu me rendre compte de cet état contradictoire après la déchirure. Notre évolution sur le sentier s’est retrouvé facilité, accéléré par quoi nos témoignages se sont multipliés également.  

Il n’y donc aucune place pour l’humanisme et la tolérance. En d’autres termes, les ministères non accomplis et non terminés représentent un tel danger pour nous, que nous pouvons y perdre tout ce que nous avons. Le même danger nous guette venant de la part de ceux qui ont démarrés, mais stagnent et ne font aucun pas en avant. Ceux-ci sont encore plus dangereux que quelconque non-croyant.

L’histoire parle de la ville de Keïla. La signification de ce mot est : assemblée. Ce n’est pas un hasard si une ville portant un tel nom figure dans cette histoire de David. Ce n’est pas un hasard, pour que les Keïlas actuelles, les assemblées d’aujourd’hui puissent en prendre exemple, pour que les serviteurs de Dieu actuels en retiennent l’enseignement à savoir comment servir dans les assemblées et comment le ministère de délivrance doit-il fonctionner.  
Que ceci soit aussi un avertissement : le ministère de délivrance n’est pas une simple question d’autorité humaine, de méthode, ou de jeux, mais bien le ministère le plus dangereux qui ne peut strictement s’effectuer qu’avec l’envoi et la confirmation de Dieu. Ce n’est que dans ce cas que nous pouvons aller de l’avant et avoir les fruits et les témoignages de ministère en ministère.

Cette histoire de David s’est répétée à nouveaux et se répète sans cesses dans tout ses aspects et même souvent de manière plus grave encore.  
Le Seigneur du Monde est arrivé en Sauveur parmi son peuple dont beaucoup se sont retournés contre Lui. Bien que beaucoup aient été témoins et les bénéficiaires de guérisons, de signes et de miracles, puisqu’ils ne L’ont pas accepté comme Messie, ils sont devenus Son ennemi. 
Et tout ceci se poursuit aujourd’hui encore. Ceux qui rencontrent Jésus et qui ne l’acceptent pas en tant que Christ dans leurs vies. Ceux qui vivent leurs vies quotidiennes quelque part entre Saül et les Philistins finissent par écouter des promesses plus légères et plus faciles venant d’hommes arrivants au nom de Dieu, se font ainsi chrétiens de l’âme et combattent l’esprit et deviennent ainsi les ennemis du Corps du Christ.
Celui quant-à-lui, qui est du Christ, doit quotidiennement faire face à ces attaques des puissances prêtes à le livrer aux mains de criminels. L’esprit de religiosité est celui qui est prêt à livrer le Corps du Christ aux mains des spiritualités saüliennes qui arrivent et agissent au nom du Seigneur, mais dont les intentions meurtrières finissent toujours par être dévoilées.  
L’esprit du meurtre ne peut être vaincu que par
la VIE, par Yéshoua HaMasshiah, par l’Esprit du Christ.

 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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