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Le Célibat
  
Le cedre solitaire: Tivadar Csontváry Kotszka
 
Yaakov, Béla Orbán

L’une des conséquences les plus néfastes de la société d’abondance et de consommation est l’apparition de ce mode de vie appelé : célibat un partout dans le monde. La génération entre 30 et 40 ans n’assume plus ses responsabilités et refuse de fonder une famille. Ainsi, ils restent soit seuls soit continuent de vivre des relations à la légère avec le sexe opposé et surtout, ils évitent à tout prix d’avoir des enfants.  
En outre, l’individualisme engendre des divorces de plus en plus précoces. Hommes et femmes choisissent souvent la solution de « vivre séparément ». 

Ma question est : À quelle mesure tout ceci enfreint-il la Loi de Dieu ? 

Une communauté chrétienne peut-elle offrir le gîte à des rencontres de clubs de célibataires ou non?  

Le phénomène du célibat existe dans le monde lorsque le succès, l’argent et le travail passent avant tout le reste et ne laisse aucune chance à la famille ni de naître ni d’exister. Mais le phénomène identique peut être observé au niveau de la chrétienté, lorsque, en général des femmes, ne sont pas les victimes de l’existentialisme du monde, mais se précipitent têtes baissées dans toutes sortes de ministères, voulant plaire à Dieu et se racheter devant Lui par leurs « bonnes actions » et leur « bonne conduite ». Dans ces cas, les joies de la vie de croyant – souvent appelés expérimentations charismatiques -  ainsi que les succès sont idolâtrés et placés devant l’appel original donné à ses personnes par Dieu selon Son Projet. 


Il n’est pas rare non plus que ce genre de croyant ne finisse par entretenir que des relations tout au plus superficielles avec ses enfants et son conjoint, voire dégrade même ces relations à un niveau formel tellement ses idoles exterminent tout et tous autour d’eux.  


Il serait urgent d’accomplir des ministères vers les célibataires ainsi que vers ces chrétiens exaltés et fanatiques pour que la Loi de Dieu devienne réalité et retrouve sa place au centre dans leurs vies également.  
Pour qu’elles puissent être des mères, des épouses et qu’elles remplissent leur appel reçu de Dieu. Car si elles ne remplissent pas cet appel, elles ont beau accomplir frénétiquement toutes sortes de ministères au nom du Seigneur, elles continueront à commettre et à rester dans le pêché de l’insoumission…
 
 
 
Le ministère des célibataires...

Est-il possible d’accomplir un ministère seul ? Un célibataire est-il capable de servir Dieu ?


Les deux notions sont différentes et ne sont pas à confondre !

Peut-on servir Dieu tout seul ?

La Bible nous rapporte assez peu de cas semblables. Lorsque Dieu choisi quelqu’un et l’isole pour l’accomplissement d’une mission particulière, cela ne veut pas dire que la personne peut rester seule ou être célibataire.

Derrière les apôtre et prophètes se trouvaient toujours des personnes et des communautés indépendantes d’eux !
Ainsi, même les ministères qui doivent être exercés par une seule personne se font malgré tout avec l’intervention d’aides, de personnes qui n’ont pas de rôle concret dans le ministère si ce n’est d’assurer les conditions nécessaires à son accomplissement.  
Et ce aussi bien au niveau spirituel que psychique et matériel.  

Le célibataire est incapable de remplir un ministère...!

Dans de très rares cas, Dieu peut choisir quelqu’un et l’isoler, le rendre autonome et le libre de toute contrainte. Il est donc impossible de considérer ces rares cas comme étant une généralité.  

Dans le cas des célibataires il est toutefois nécessaire d’examiner certains éléments:
- pourquoi est-il/elle resté seul ?
- sa solitude n’est-elle pas un cas d’illégalité ?  Dès lors que Dieu n’a jamais crée l’homme pour qu’il reste seul mais lui a bien donné une aide, une compagne pour la vie et le ministère.  
- est-il possible que le ministère soit l’une des plus grandes idoles dans la vie de cette personne ?

Je pense qu’avant d’aider ou d’assister un quelconque célibataire dans son ministère, nous devrions d’abord examiner les raison pour lesquelles il s’est retrouvé seul ou pourquoi l’est-il toujours. Il faut trouver la raison de son état illégitime. Car dans une telle situation, son ministère peut réellement être contestable !

Ce n’est qu’après la remise en ordre de notre vie que l’on peut commencer à parler de ministère.  

Tout ministère illégitime rempli par un serviteur dont la vie n’est pas ordonnée n’est régi que par des lois humaines et d’églises.

Le célibataire quant-à lui par son état de solitude est en proie à la peur et à la faiblesse. Il est de même vulnérable puisqu’enclin aux tentations charnelles.  
Voyant cela, très vite arrivent des aides qui en réalité les mènent sous leur autorité tout en prêchant l’entraide fraternelle.

Il faut donc exercer des ministères vers les célibataires et éviter les ministères de ceux qui sont dans l’insoumission, dans le péché ou qui sont restés seuls en raison de leur idolâtrie.

Nous ne pouvons bien sûr pas délaisser les servants solitaires mais nous ne pouvons ni participer à leurs ministères ni nous en mêler !

Ce n’est pas un hasard si la communauté juive prend très au sérieux le fait qu’aucun homme seul et sans compagne ne peut servir Dieu.
Ils vont même plus loin en déclarant sur la base du livre de la Genèse que l’homme qui n’a pas de femme est incomplet et inachevé car il lui manque son autre moitié. Un tel homme n’est pas encore apte à servir Dieu. Ceci a naturellement de nombreux côtés pratiques (par exemple: il n’est pas très décent pour un homme célibataire d’exercer un ministère vers une femme).  

Mais qu’est-ce que cela signifie pour nous ?

Cela ne veut pas dire que nous devons rester passifs tant que nous n’avons pas notre paire. Si nous vivons en communauté, nous avons des frères et des sœurs qui se préparent également à remplir leur appel ou qui exercent déjà leurs ministères. Nous aussi nous recevons de Dieu des semi-tâches et nous ne les accomplissons pas seul non plus. Le long de notre croissance spirituelle, de plus en plus de possibilités et de situations nous sont offertes et à travers lesquelles les contours de notre appel se dessinent peu à peu. Cet appel que Dieu nous a taillé sur mesure à tous.  Nous ne devons pas attendre les bras croisés qu’un grand ministère vienne un jour nous tomber dans les bras et rester dissimulé dans la foule de l’assemblée en attendant que cela arrive. Nous devons encore moins attendre que le pasteur nous recrute et nous distribue le travail qui est le nôtre pour l’accomplir en bon "serviteur" ou plutôt en bon domestique à son maître.  
Au fur et à mesure que l’amour de Dieu vient remplir notre cœur, nous commençons à nous rendre compte, à ressentir et à accepter les possibilités qu’Il nous offre et dans lesquelles d’autres prennent part également et nous aident, nous appuient. Si Dieu souhaite nous offrir un compagnon ou une compagne, Il le fait en faisant converger et en joignant les chemins de ceux qui sont déjà sur la voie de la préparation au ministère.

Le phénomène du célibat est effectivement présent partout, même dans les assemblées. Je pense moi aussi que le problème le plus fréquent et le plus grave est celui de ceux qui sont restés célibataires parce qu’ils n’ont par exemple jamais su s’accepter en tant qu’hommes ou femmes et ont été se réfugier dans le ministère pour fuir leurs responsabilités devant Dieu.
Soyons honnêtes vis-à-vis de nous même et vis-à-vis de Dieu également et demandons-Lui quelle est le sentier qu’Il a tracé pour nous et arrêtons de nous cacher derrières de faux ministères.

Le groupe des serviteurs solitaires peut être partagé en deux grandes parties :
Celle des hommes et celle des femmes.  

Le ministère des femmes célibataires :

Dieu a un ordre. Et dans cet ordre divin, la couverture/protection spirituelle est un élément fondamental.  
Elle est même indispensable !
L’ordre Père-Fils-Saint Esprit-homme-femme-enfant est toujours en vigueur aujourd’hui.  

Celui qui ne tient pas compte de ce fait peut facilement se retrouver dans une situation très dangereuse !

Car lorsqu’une femme n’assume pas le mariage où s’en retire arbitrairement, elle reste sans couverture et donc sans défense.  
Si par contre elle est mariée et qu’elle n’accepte pas la couverture spirituelle de son mari (dans les cas où le mari est né de nouveau), elle viole la loi et même le péché d’adultère s’engage ici en raison du refus de l’ordre divin.

Celui qui par contre reprend la couverture spirituelle d’une femme marié à son mari croyant, commet un acte illégitime qui est péché également puisqu’il viole aussi la loi. Qu’il s’agisse d’un pasteur, d’une assemblée entière ou de quiconque, il ouvre la porte à l’adultère.  

Sans couverture il n’y a aucun ministère possible !

- La couverture de la fille est son père croyant…
- Celle de la femme est son mari croyant…
- Celle de la veuve et des orphelins est Dieu Lui-même qui peut leur accorder un "père spirituel" s’il s’agit d’un enfant resté sans parents ; de plus, c’est le Corps du Christ qui doit assumer la couverture (et les autres soins nécessaires) dans le cas des veuves.  

Ces éléments sont également tous les conditions sine qua non à tout ministère…  

Celui qui est responsable pour une personne et exerce un ministère vers elle, se doit de tout d’abord respecter cet ordre des choses et de le faire connaître à la personne concernée.
Si un tel désordre est constaté chez un servant, on se doit de l’arrêter et de refuser son ministère en raison de ce manque de protection spirituelle.  

Celui qui pour sa part, envoie ce genre de personne en mission ou qui veille sur elle se rend responsable et complice de son péché.

....et les femmes divorcées....

La situation de la femme divorcée est la même que celui de la veuve.

Devant Dieu le divorce est fornication et survient après la mort de l’une des parties.  
Il n’existe aucun autre type de divorce.  

De cette façon la couverture doit être assurée par la communauté. C’est la communauté qui est responsable de la femme restée seule tant qu’elle ne reçoit pas un nouveau mari de Dieu qui reprenne la responsabilité de la couvrir.  

Naturellement, dans ce cas elle ne peut exercer de ministère vers un homme que dans des cas exceptionnels.  

De même, il est déconseillé à un homme divorcé d’exercer un ministère vers les femmes s’il n’est pas libre de la sexualité ou d’autres domaines à travers lesquels il serait susceptible d’être tenté.  

Dans ces cas, Dieu autorise des œuvres où le contact direct n’est pas nécessaire..., car les joies vécues ensemble au niveau de l’esprit peuvent facilement déboucher sur des joies vécues également au niveau physique.


Ministère des hommes célibataires:

RAVAK est le nom de l’homme qui n’est pas marié.
Autrefois, la communauté juive ne les regardait pas d’un bon œil. Ils blâmaient même les sages du talmud qui ne s’étaient jamais mariés pour mieux pouvoir se consacrer à l’étude des écritures sans devoir se soucier de la responsabilité qu’une femme et des enfants réclament.  

Ceux-ci ne pouvaient pas prendre part à l’instruction des enfants non plus.


Un homme célibataire ne peut d’ailleurs pas revêtir le Talith (châle de prière juif
)
puisqu’il n’a pas de famille pour laquelle il prie et dont il est le prêtre.  
Il est un prêtre sans foyer, sans famille, sans table familiale. En un mot, c’est prêtre sans autel.

 
 
 
Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)
 
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