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 Enseignements
 

Les fêtes de l'Éternel

 
 
 
 
Rosh HaShana

Nouvel an, nouveaux départs

Yaakov, Béla Orbán

« Il y a un temps pour toutes choses » (Prédicateur 3:1) 

Les différents nouveaux débuts d’année… 

Il existe quatre nouveaux départ ou renouveau par ans selon la tradition juive. 

1. / Le premier du mois de Nissan 
Le nouvel an des rois et le début des pèlerinages. 

2. / Le premier du mois d’Elloul
Le début du cycle annuel de la dîme sur les animaux offerts en holocauste 

3. / Le premier du mois de Tishri 
Le nouvel an civil : 

- Yom HaZikaron – Le Jour du Souvenir 
Selon la tradition, ce jour est celui de la création du monde, lorsque l’univers est né. 
L’autre essence du souvenir est le rappel des événements de l’année passée. 
Il s’agit d’un examen strict, un réveil depuis notre fainéantise et notre sommeil profond dont le but et le sens sont les suivants: 
Retourner à Dieu. 
La première partie de la prière de la fête (Moussaf) est la Malquiyot (les pouvoirs). 
Cette prière commence avec les dernières paroles et pensées de la prière Olénou qui clos les cultes de la semaine et qui est un éloge, un hymne prononcé à la gloire du Créateur, de celui qui régit et règne sur l’Univers : le Dieu Éternel.

- Yom Troua – Le jour où l’on souffle le Shofar. 
C’est en ce jour que le son du Shofar retentit. 
C’est cet instrument de musique assez particulier qui donne le ton déchirant à la journée. Il ne s’agit ni d’une trompette, ni d’un clairon, mais bien de la voix d’un Shofar, d’une corne qui nous appelle à nous convertir, à revenir vers Dieu car le moment de Son arrivée et de Son jugement est proche. 
Dieu proclame Sa Loi Révélée sous le beuglement du shofar, celui-là même qui nous rappelle aujourd’hui de rester fidèles à cette Loi.. 
La troisième partie de la prière est shofarot (les shofars).
Cette prière fait allusion au son pénétrant et à la puissance déchirante du shofar. 
Cette voix qui s’est fait entendre pour la première fois lors de la Révélation au mont Sinaï et qui retentit à nouveau lors du rassemblement du Peuple… 
La voix du shofar annonçant la délivrance ainsi que l’arrivée du Messie est également un cri de joie pour le Peuple de Dieu : une joie qui annonce que la Rédemption est proche…  

- Yom Hadin – Le Jour du Jugement 
Dans ce qui précède, nous avons parlé de la nécessité et de l’obligation du repentir et de la conversion en raison des péchés d’omission et d’insoumission commis durant l’année. 
La deuxième partie de la prière de célébration est également en relation avec ceci. 
Zickronot (souvenirs) se rapporte au jugement : Dieu est le juge suprême du Monde, Il est la Vérité absolue. 
Mais nous nous souvenons aussi du fait que Dieu est d’une grande miséricorde également.  
Les juifs expriment cela de manière visible et symbolique le premier jour de Rosh HaShana. 
À travers la cérémonie du Tashlick. 
Ils récitent leur prière d’invitation au repentir et à la conversion qui par la même occasion demande à ce que les péchés soient emportés au loin comme le courant emporte et nettoie les impuretés.

- Le début de l’année Shmita (sabbatique) et Yovel (jubilée) 
« Parle aux enfants d'Israël, et dis: 
Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour de repos, publié au son des trompettes, et une sainte convocation. » (Lévitique 23:24-25) 

Et encore 

- Rosh HaShana : LE JOUR DU NOUVEL AN. 
Avant la captivité à Babylone, l’année commençait au mois de Nissan, le premier jour du premier mois. Ceci à été reporté du printemps à l’automne, au moment où le peuple est rentré à la maison, c’est-à-dire au début du septième mois, le premier du mois Tishri
De cette façon, Rosh HaShana, en tant que jour du nouvel an (la tête de l’an) n’est pas d’origine biblique, mais talmudique. 

Et pour terminer, le quatrième nouvel an : 

4. / Le premier et le quinze du mois Ch’vat 
Le nouvel an des arbres… (selon le Talmud de Babylone) 
Ce jour est celui des arbres selon la tradition juive. Hamicha asar (tou-bich’vat). 
C’est en ce jour que l’on découvre quels seront les arbres qui produiront leurs fruits et quels seront ceux qui dessècheront.  
C’est en ce jour que l’on fête la floraison et la revitalisation de la flore en Terre Sainte. 
En ce jour, la communauté juive récite 15 Psaumes : du Psaume120 au Psaume 135. 
On récite : 
« …ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chants d’allégresse. » 
« Tu jouis alors du travail de tes mains, Tu es heureux, tu prospères, Ta femme est comme une vigne féconde Dans l'intérieur de ta maison; Tes fils sont comme des plants d'olivier, Autour de ta table. »
 

Le début de l’année Shmita (Sabbatique) qui est :
« Le Sabbat (le Samedi) de la Terre » : 

Le sens du mot Shmita est : relâcher – délivrer. 
Mais la septième année sera un sabbat, un temps de repos pour la terre…
 
Nous retrouvons ce commandement plusieurs fois dans la Bible : Exode 23:10-11, Lévitique 25:1-2, et 20, dans Deutéronome 15:1-2, et 9, ainsi que dans Néhémie 10:31… 
En ce qui concerne son essence, ses préceptes principaux sont les suivants : 
- L’interdiction de tout travail sur les terres. 
Il s’agissait d’un congé global et embrassant tous les domaines, lorsque la terre devait être mise en jachère.  
La terre ainsi que l’homme se reposaient, se revivifiaient et reprenaient des forces pour pouvoir amorcer un nouveau départ.  
- Tout ce qui pousse à l’état sauvage n’a pas de propriétaire. 
Ou plutôt si… 
En cette année Sabbatique, tous ont les mêmes droits et peuvent manger librement des produits de la terre.  
Le Propriétaire est l’Éternel Dieu : Celui qui a abondamment dressé la table des produits de la terre au profit des hommes et des animaux.  
De la même façon qu’Il le fit avec le Peuple en lui donnant la manne durant sa traversée du désert. 
- Il faut relâcher toutes les dettes. (Deutéronome 15:1-4)
Le dernier jour de l’an (29 du mois Elloul), toute redevance qui n’avait pas encore été entièrement remboursée devait être annulée et le juif travaillant pour son créancier en vue de rembourser sa dette, devait être relâché. 

La Loi du Hakcel 
Il s’agit d’une loi concernant l’année Shmita et qui est toujours appliquée de nos jours : 
Durant la Fête des Tabernacles (Soucothe), le Roi devait lire la totalité de la Loi de Dieu à haute voix devant tout le Peuple réuni (hommes, femmes, enfants et étrangers) ! 
(Deutéronome 31:10-13 et Néhémie 8:2, 13-18) 
Cette loi est toujours respectée en Israël de nos jours et c’est au chef d’État au pouvoir de l’accomplir. 
(L’année 5768, soit celle qui commence le 13 septembre 2007, est une année Shmita…) 
Concernant l’année Sabbatique, nous pouvons lire que l’une des causes de l’exil babylonien d’Israël fut justement le non-respect de cette loi. (Lévitique 26,34) 
La raison du nombre d’années passés en captivité à Babylone nous est donné et révélée : 
La durée de 70 ans fut celle : „…jusqu'à ce que le pays eût joui de ses sabbats…”  (2 Chroniques 36,21) 

Le début de l’année Yovel (du relâchement).
L’année de la Liberté.
Cette année reçut son nom de la corne du bouc, c’est-à-dire du shofar. (Josué 6,5) 
(Le terme de Jubilée provient lui-aussi du mot Yovel). 
C’est ce même shofar qui annonçait l’entière délivrance des hommes et de la terre, c’est-à-dire le temps du retour à l’état des choses tels qu’ils furent 50 ans auparavant. (Lévitique 25:8-17) 
Le but était d’éviter que la terre, ainsi que tout ce qu’elle renferme ne devienne la propriété des hommes, mais on évitait aussi aux hommes de devenir la propriété définitive et l’esclave les uns des autres.
L’Année du Jubilée avait donc lieu tout les 50 ans. 
Chaque septième année Sabbatique et à partir de la fin de cette dernière. 
- Il fallait relâcher, délivrer les esclaves, tout ceux qui travaillaient sur les terres des autres (Lévitique 25:29-54) 
- La terre retournait à son propriétaire original (Lévitique 25:13.23-28) 
Après la relâche obligatoire qui a lieu à la fin de chaque septième année, la septième des septième année apporte la liberté… 
La liberté par contre, vaut pour tous : 
« car le pays est à moi » (Lévitique 25:23) 
Les hommes sont nés pour être libres et ne sont obligés de servir que le Seul Dieu Éternel.  
« Car c'est de moi que les enfants d'Israël sont esclaves; ce sont mes esclaves » (Lévitique 25:55) 

En ce qui nous concerne, l’Année Yovel est également porteuse d’une dimension prophétique : 
Le Messie-Roi-Oint restaure, et apportera bientôt le Royaume de la Paix. 

Quel est notre devoir d’ici là ?
Entendre le shofar qui nous appelle tous à nous repentir, à régler nos relations et nos vies, choses qui sont les conditions nécessaires à tout nouveau départ.  
Et ensuite, souffler nous-mêmes le shofar dans la joie ! 
- Pour que nous sortions des gens hors des ténèbres du péché et les menions à la lumière, devant le Roi Oint à leur tour.

- Pour que le Peuple de Dieu, le Corps du Messie (Christ) entendent la Loi de Dieu ainsi que la Grâce proposée par le Roi, ou pour qu’en entendant à nouveau cette Loi, ils puissent une fois de plus renforcer leur Alliance avec Dieu.  
- Pour que la Volonté de Dieu et Sa Loi soit une bénédiction pour tous.

- Et pour que les témoignages renforcés de la Délivrance, de la Rédemption et de la Grâce soient portés à tous.

 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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