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Enseignements

 

Les fêtes de l'Éternel

 

 
 
P E N T E C Ô T E

Yaakov, Béla Orbán
 
La fête de clôture de Pessah – Un nouveau départ…  

« Et l'Éternel dit à Moïse: Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd'hui et demain, qu'ils lavent leurs vêtements.  Qu'ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l'Éternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï. » (Exode 19, 10-11)

La fête de Shavouot (Pentecôte) est l’une des trois grandes fêtes de pèlerinage et a plusieurs dénominations :

– La fête de la moisson ou de la récolte (Hag Hakatsir -
חג הקציר) Exode 23, 14-16
– La fête des semaines (Hag HaShavouot -
חג השבעות) Deutéronome 16, 10 
– La fête des prémices (Yom HaBikourim -
יום הבכורים) Lévitique 28, 36 
– Atseret : le 50ème jour après Pessah, la fin du décompte du Omer.  

En cette période, les synagogues sont décorées et couvertes de fleurs. Cependant, ce ne sont pas ces choses qui sont principalement commémorées en ce jour. L’essence de toutes les fêtes de l’Éternel est tout ce qui est en relation directe avec Lui et tout ce que l’Éternel a fait avec son Peuple. 

Shavouot est donc principalement « Z'man matan Toratenou », la fête du « Temps du don de notre Torah ». 

Lorsque Dieu clôt une étape de la vie d’un Peuple, d’une communauté ou d’un individu, Il commence aussitôt quelque chose de nouveau qu’Il déclare à l’avance en faisant clairement connaître la nature de ce qu’Il attend de nous.  

La Pentecôte est donc la fête de la Révélation. Il s’agit de l’un de ces Jours de Révélation qui pour nous est source de vie et qui nous rappelle le don et l’envoi de Son cadeau.  

Cependant, il vaut la peine de rechercher les similitudes. 
La première révélation à l’époque de Moïse fut la Loi.  
La seconde, lorsque Yéshoua fut baptisé dans le Jourdan par Jean-Baptiste : 
« le ciel s'ouvrit » (Luc 3,21), et la voix de Dieu annonça la Loi que s’est faite Chair : Yéshoua.  
Le miracle de la révélation de la Pentecôte est non seulement l’accomplissement de la promesse de Dieu, mais l’accomplissement de la promesse de notre Maître également. 
La prophétie déclarée dans Joël 2, 28-32 s’est réalisé tout comme la promesse de Yéshoua HaMashiah.  
« Car la promesse est pour vous. » (Actes 2,39). 

Il existe cependant une quatrième promesse également qui doit être considéré dans l’unité des trois autres. En effet,
Dieu souhaite se révéler en personne à tous en tant que Père, en tant que Yéshoua, et en tant qu’Esprit Saint.
 

Lorsque nous analysons ces quatre cas, nous pouvons observer un élément commun dans chacun d’entre eux : l’eau purificatrice qui fut soit versée, soit utilisée pour l’immersion.  

La présence et l’utilisation de l’eau est un facteur essentiel et décisif au cours de chacune des trois fêtes de pèlerinage.  
Mais restons-en plutôt ici à l’analyse des quatre révélations énumérées plus haut, puis voyons un peu la cinquième, cette Révélation qui sera faite au Corps du Christ le temps venu : le retour de Yéshoua HaMashiah.  
Au-delà de tout ceci, il faut voir également quand est-ce que le fonctionnement de l’eau est-il en relation avec le fonctionnement du sang ?  

- La Parole citée en tête de page nous donne déjà l’ordre de se purifier lors de la fête de Shavouot (Pentecôte) qui est toujours valable pour nous, comme nous pourrons le voir ultérieurement.  

Le rituel de purification par l’immersion vécu au quotidien par la communauté juive est pratiqué depuis cet instant bien précis qui précéda le moment de la Révélation.  
Les rabbins ont associé l’obligation de s’immerger complètement à cette loi dont le nom est Tevilo. (Yebamot 46/b)


Le peuple devait être purifié de tout avant de se présenter devant Dieu et être digne de recevoir la Loi. 
Nous devons nous mêmes agir de la sorte lorsque nous souhaitons nous présenter devant Dieu en vue de recevoir Sa révélation nous concernant !  

Shavouot, ou Pentecôte n’est pas la fête des dons de l’Esprit mais est bien le moment où ce que nous avons reçu de Dieu commence à fonctionner comme don en nous et à travers nous, mais au profit de notre prochain.  

Le premier pas à faire avant tout autre est celui de la sanctification.  
Pas de façon méthodique mais bien du fond du cœur et en acceptant le Projet de Dieu dans notre vie, laissant de côté toute volonté et tout désir personnel et humain.  

Il faut au préalable avoir un cœur déterminé et déclarer à voix haute : 
« Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit. Moïse rapporta les paroles du peuple à l'Éternel. » (Exode 19, 8) 

Dès que cette même résolution se formule dans ton cœur, c’est Yéshoua même qui rapportera tes paroles à l’Éternel.
Lorsque ce serment sera enfin formulé également dans le cœur de la chrétienté : Yéshoua rapportera Lui même les paroles du peuple à l’Éternel.
La sanctification est la condition inévitable à la Révélation, à la reconnaissance de Yéshoua HaMashiah et est le premier pas vers la conduite du Saint Esprit : la complète soumission et notre dévotion sont les conditions à notre départ.   

En second lieu vient le déshabillage. 
L’examen complet devant Dieu de notre entière existence dévêtus de tout ce qui nous voile et nous cache, l’état où tout devient évident.
Ici la balle est dans notre camp. C’est nous qui devons faire le premier pas.
C’est nous qui devons nous rendre visible et nous montrer tels que nous sommes pour qu’Il puisse aussi se révéler à nous dans Son intégralité.  
Avant cette rencontre, nous devons donc faire face à notre impureté, à notre impuissance et à nos péchés.
La purification, l’immersion complète dans l’eau est donc inévitable.  

Ce processus est très long et a une double mission.  
Au mont Sinaï, deux jours avaient suffi. Mais dans notre cas, étant donné que nous avons passé beaucoup plus de temps sur la route, nos souillures sont aussi beaucoup plus profondes.  
Le monde actuel dit « moderne » nous déverse continuellement ses impuretés sur la tête. Et parmi les ordures du passé, nous retrouvons entre autres, les deux milles ans de mensonges appelés enseignements chrétiens. 

Après la purification de notre corps, de notre âme et de notre esprit, il est aussi nécessaire de laver et de purifier nos vêtements. 
Dieu à donné un vêtement fait sur mesure à tous : notre appel.  
Ce vêtement peut facilement être souillé par d’autres personnes ou par nous même si nous n’évoluons pas sur le sentier qui n’est autre que Yéshoua ! 
Il faut effectivement ôter notre habit et le laver de toute salissure qui s’y est amassée.  
Ainsi faut-il purifier et restaurer l’appel d’une communauté ou d’une église toute entière, car tout ce qui provient de la chair et de l’âme et non de l’Esprit de Dieu est impureté, salissure, souillure et peut vite s’accumuler à tel point de devenir un lourd fardeau nous asphyxiant, voire même un sérieux obstacle dans notre vie.  

Les fervents chrétiens en recherche effrénée de joies et des dons de la Pentecôte feraient bien d’examiner les témoignages du manuscrit non chrétien suivant : 
Selon le Midrach-Tankouma,
pour que quelqu’un soit apte à comprendre et recevoir la présence de l’Esprit de Dieu (Shekina), il doit se soumettre au rituel de l’immersion. 

L’immersion dans l’eau ne visait pas simplement le repentir pour avoir péché et enfreint les lois de la pureté des prêtres, mais était aussi considéré comme le symbole de la préparation à une vie en relation plus étroite avec Dieu.  

C’est en ce sens que Josephus (historien juif) parlait de Yohanan HaCohen, c’est-à-dire de Jean le Baptiste.  (Josephus : Antiquitates XVIII5 /2) 

La remise de notre vie en intégralité aux mains du Seigneur est la condition inéluctable à l’accomplissement de la promesse l’Esprit Saint et de Son fonctionnement dans nos vies et dans les assemblées. En un mot, nous devons tous nous purifier et recouvrer une relation ordonnée avec Dieu et Yéshoua HaMashiah.  
Comme nous venons de le lire dans les lignes qui précèdent, la condition préalable à la purification est le renforcement de la relation entre Dieu et l’homme.  
Le but de toute révélation divine, l’essence même de Yéshoua HaMashiah et du Saint Esprit dont la promesse fut faite depuis longtemps et qui fut renforcée par Yéshoua, ainsi que des dons de l’Esprit est toujours la réparation de la relation entre Dieu et l’être humain.  
Tout ce qui en découle par la suite : Dons, Paix, Fruits sont les conséquences de l’Amour de Dieu. 
Il ne s’agit pas ici de dons mérités ni arrachés de force à Dieu mais bien l’accomplissement collectif de la Miséricorde, de la Grâce, du jugement et de la foi.  

L’accomplissement des fiançailles en d’autres termes : 
« Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Éternel. » /Osée 2,19-20 / 

Ces quatre anneaux d’alliance représente par paire les deux symboles de la Révélation : 

La Vérité (droiture) et la Justice (jugement), lorsque Dieu nous fit don de la Tora au mont Sinaï.  
La Grâce et la Miséricorde, lorsque Dieu envoya Yéshoua HaMashiah.  

Vint ensuite s’ajouter à cela, comme le couronnement ultime de l’Alliance, lorsque tout ceux qui étaient les membres du Peuple de Dieu et qui furent de surcroît propriété Sauvée de Yéshoua ont pu connaître, demander et accepter le troisième membre de la Sainte Trinité au moment de Shavouot : l’Esprit Saint.  
Ce don fut tout d’abord offert aux juifs qui on pu se rapprocher de l’Éternel selon les promesses des prophètes et de l’Ancien Testament ainsi que se renforcer dans leur foi en Yéshoua.  

Peu après, les autres peuples ont également pu reconnaître Yéshoua à travers l’Esprit Saint et pour qu’ensuite Yéshoua leur dévoile le Père à son tour. Ainsi leur connaissance et leur foi en Dieu a pu s’accroître et s’affermir. 

Les dons faits à l’Épouse ont donc été complétés par un « cinquième anneau d’alliance », celui du don de l’Esprit Saint : l’attente de l’Époux et la foi en Lui auxquelles se rattachent aussi l’espérance et l’amour.  

Après la fête de Pessah, les juifs et les prosélytes de tous les pays du monde connu de l’époque se sont rendus à Jérusalem et se sont rassemblés durant trois jours pour se préparer à la fête de clôture : Shavouot. 
Les disciples en firent de même à la différence que leur préparation était beaucoup plus consciente et complétée d’une action spirituelle. 

Pendant que les fidèles juifs attendaient, eux ne faisaient pas qu’attendre mais : 
« Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière. » (Actes 1,14) 

Ils priaient car ils connaissaient la prophétie révélée de Dieu, ils priaient car ils reçurent et reconnurent personnellement la promesse de Yéshoua de ne jamais rester orphelins et sans conduite. 
Ils priaient déjà en toute foi et en espérance pour que tout ceci s’accomplisse après leur purification.  

Ils imploraient par la même occasion dans l’Esprit du Christ, en espoir et en amour, de tout leur cœur et de toute leur âme pour que la promesse soit entière : que tous ceux à qui s’adresse la Promesse puissent la voir et la comprendre.

Et tout comme autrefois le Peuple Élu reçut la Loi au beau milieu du ronflement d’un « vent impétueux », ils puissent cette fois voir les lois de leurs propres yeux à travers l’apparition de doubles langues de feu. Ce miracle qui n’est autre que l’accomplissement de la promesse faite au Peuple juif fut expliqué par Pierre, l’apôtre des juifs, lorsqu’il rendit le témoignage du Projet de Dieu et de Yéshoua HaMashiah devant son peuple. 

Tout comme Shavouot devint le témoignage de l’accomplissement de la Promesse de Yéshoua HaMashiah, Pessah fut celui de l’accomplissement de la Promesse de Dieu. 
L’évènement du don de la Loi par Dieu, la Révélation du mont Sinaï, ressemble en tous points à Pessah. 

Yéshoua resta fidèle au Père pour qu’Il puisse accomplir la Loi.  
Malgré qu’Il fût juste et innocent, Il s’immergea malgré tout dans les eaux du Jourdan pour se purifier et pour accomplir l’entière Vérité.  
Ce n’est qu’après cet instant que se fit entendre la voix de la révélation depuis le ciel : 
« Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis toute mon affection. »
 (Marc 1, 11) 

Il n’était pas nécessaire pour Lui de laver son vêtement puisque Yéshoua existe depuis toujours et sera pour l’éternité car : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ... Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous ... »
 (Jean. 1,1 et 14) 
Son caractère de sainteté est constant depuis la nuit des temps et n’a jamais changé.  

Le Projet de Dieu, Sa Volonté et Sa Parole, Yéshoua HaMashiah en un mot n’a jamais changé car Il est Saint et intouchable de toute volonté humaine et terrestre ainsi que de tout péché. 

Au-delà de notre soumission, nous devons assumer dès le début de notre mission de vivre une vie juste et entièrement dévouée à Dieu.
Nous devons vivre une vie purifiée par l’immersion du baptême. Cette immersion nous rend par la suite capables de nous présenter devant Dieu et d’accepter la Loi devenue Chair pour qu’elle vienne s’inscrire à jamais dans notre cœur.

L’eau purgative du péché, celle qui purifie le vêtement de notre appel de toute souillure et qui entraîne notre vieil homme dans les abysses fait partie intégrante des trois grandes Fêtes de Pèlerinage.  
Lors de la fête de la Soucothe, on versait de l’eau sur l’autel pour le purifier… 

Cependant, nous tournons ici les yeux vers une autre révélation. 

Pratiquons tout d’abord un examen propre pour savoir qui nous sommes et ce que Dieu nous à révélé personnellement ? 
Beaucoup attendent de pouvoir servir Dieu et encore plus nombreux sont ceux qui cherchent leur place. Mais peut-être les plus nombreux sont ceux qui attendent l’apparition du Saint Esprit et ne cherchent tout au plus que les dons de l’Esprit.

Aujourd’hui cependant, lors de la Pentecôte, durant la fête de Shavouot, nous devons ramener nos regards sur l’ordonnance de
la Fête.
Puisque nous parlons ici de la fête de clôture de Pessah, nous devons savoir qu’un processus semblable doit aussi se dérouler dans nos propres vies. 

La promesse de Dieu faite au mont Sinaï ne s’adressait pas uniquement au peuple juif ! 
« Tu parleras ainsi à la maison de Jacob, et tu diras aux enfants d'Israël... »,
 nous rapporte la Bible (Exode 19,3). 

Moïse s’adressait donc à la maison de Jacob qui désigne toujours les 12 tribus d’Israël, le peuple juif. Mais à cet instant bien précis, il remplit également son appel – valant pour l’éternité et qui fut ensuite perpétué par le Peuple Élu – lorsqu’il s’adressa aussi aux fils d’Israël. 
Les fils d’Israël quant à eux sont plus que les enfants de Jacob ! 
Jacob a adopté les deux fils de Joseph par lesquels la maison d’Israël à été complétée.
Dieu a adopté les enfants de Son Fils en tant que membres de la famille à parts entières aux côtés du Peuple Élu, les fils de Yéshoua HaMashiah, les païens devenus Peuple de Yéshoua.  
De ce fait, la promesse qui fut faite au mont Sinaï est valable pour l’intégralité du Peuple de Dieu :

« Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m'appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi;
 

vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. »
 (Exode 19:5-6) 

Tout comme la promesse est commune, la tâche que le Peuple Élu a vécue devant nos yeux l’est également, ainsi que Yéshoua HaMashiah.

La première tâche est notre obéissance : 
« Nous ferons tout ce que l'Éternel a dit. » (Exode 19:8)
 
Il s’agit ici de cette volonté qui est la même en nous comme en Yéshoua et qui suppose une soumission sans condition au profit d’un but commun et bien précis.  

En second lieu vient la sanctification par Yéshoua comme le fit Moïse autrefois. 
Yéshoua est celui qui te sépare et t’appelle en connaissance de quoi ta réponse ne peut être que positive.

Notre troisième devoir est la purification par l’eau de notre vie et de notre vêtement lors du baptême. 
La purification de ce vêtement qui te fut octroyé par Dieu avant même ta naissance.  
Ton appel, ta mission avec laquelle Il te revêtit et par lequel tu reçu ton ministère, ta force et ta dignité.  
Il serait donc grand temps de se dévêtir de nos vêtements étrangers. Nous devons jeter tous ces faux habits qui nous furent donnés par des hommes ou par le monde, voir même par des assemblées et des pasteurs et il serait temps que tu laves ton vêtement de souverain que tu as sali lors de tes vas et viens inutiles. 
Il faut purifier nos vêtements de toutes souillures qui nous furent jetés dessus comme de la boue par autrui.  

Seul la personne purifiée et acceptant son appel venant de Yéshoua est capable de se présenter devant Dieu et de voir, entendre et comprendre la révélation : la Loi amenant à la vie.

La connaissance de Dieu sans la soumission à Ses Lois n’est rien de plus qu’un simple état de religiosité.  
Sans jugement, la Loi quant à elle ne devient pas Vérité. 
L’accomplissement de la Loi se réalise donc par l’application du jugement, la mise en action de la Vérité, en un mot, par le fonctionnement de Yéshoua HaMashiah.  
Lui qui rendit à nouveau visible aux yeux de tous la volonté, la Loi et le Projet de Dieu concernant l’humanité tout entière et qu’Il ne se contenta pas seulement d’enseigner, mais Il en fut également le témoignage vivant durant sa vie terrestre.  
Lui qui nous a jugés lorsque nous l’avons rencontré pour que nous puissions implorer et recevoir sa grâce et sa miséricorde. 

Le Projet de Dieu est donc le salut pour tous.  
Pour cela, il est nécessaire de connaître et d’accepter Dieu puis Yéshoua.  

Dans certains milieux juifs, nous pouvons toujours observer de nos jours un exemple à suivre.  
Ils vivent au quotidien, chaque matin, la loi de la Shavouot, la Fête du don de la Torah.  
Après avoir prononcé les paroles de la prière de louange du matin et après avoir bénis Dieu, ils se rendent aux bains rituels (Mikveh -
מִקְוָה) pour se purifier avant d’entamer leur journée. 
Ce n’est que suivant cet acte purgatoire qu’ils affrontent leur journée et qu’ils prennent la Torah en main pour prier, supplier et implorer Dieu.  

Ne serait-ce pas la façon dont nous même devrions commencer notre journée chaque matin ? 
Une journée qui commence par la purification, la sanctification pour pouvoir démarrer la journée ensemble avec la Verbe qui s’est fait Chaire ?  

Ne devrions-nous pas nous aussi nous réveiller de la sorte sur chaque jour nouveau, notre appel purifié de tout et sanctifié pour être capables d’affronter une nouvelle tâche en toute soumission ? 

Ce n’est que suite à de tels départs que Dieu peut nous remplir de Sa Sainte Trinité.
Nous devons nous mêmes franchir successivement toutes ces étapes pour être prêts à recevoir les révélations ainsi que de pouvoir attendre l’arrivée de l’Esprit Saint. 

Seuls ceux ayant parcouru ce chemin ont la promesse de la Pentecôte, de Shavouot. C’est en eux que la double promesse de Dieu et Yéshoua HaMashiah peut se réaliser.  
La Promesse appartient donc à ceux qui ont non seulement su attendre cet évènement en toute foi mais qui ont également prié pour son accomplissement. 


Il y a tant de personnes aujourd’hui qui ne comprennent pas pourquoi aucun changement ne se produit dans leur vie. Pourquoi aucun pas n’est fait en avant depuis longtemps et pourquoi l’Esprit Saint ne fonctionne-t-il pas dans les assemblées ?  

Pourtant la réponse est si simple et elle nous a été donnée à travers les lois de la fête de Shavouot ainsi que dans le récit de la Pentecôte qui à deux forment un tout. 
Si nous désobéissons ou enfreignons la moindre chose ayant été décrétée par Dieu, nous sommes inaptes à prendre part aux révélations. 
Dans pareil cas, aucun pas nous rapprochant de l’instant du retour de l’Époux ne peut être fait ni dans nos vies ni dans nos communautés ni dans le Corps du Christ en général.

Aujourd’hui, lorsque nombreux sont ceux qui attendent des déclarations et des révélations provenant de Dieu, les gens ne se rendent pas compte que Dieu a déjà révélé sa Loi, sa Vérité et sa Grâce rédemptrice depuis longtemps. Toutes les révélations concernant le Corps du Christ de tous temps ont déjà été divulguées dans l’Ancien Testament aux membres du Peuple Élu.   
Dieu avait déjà fait la promesse de la propagation de l’Esprit Saint au Peuple Élu à l’époque de l’Ancien Testament, promesse qui fut par la suite réitérée par Yéshoua HaMashiah à ses disciples.   
Il est triste de voir que la chrétienté actuelle s’est détachée de ses racines juives au point de ne plus connaître les anciens décrets, les anciennes lois et les inéluctabilités. Car elles sont certes très anciennes mais plus valables aujourd’hui que jamais.   
Cette chrétienté ignore qu’il n’existe qu’une seule Torah, la Loi unique et sans cesse répétée et redivulguée par Dieu et qui furent accomplies par Yéshoua en devenant Vérité. Yéshoua rendit ces lois effectives et ne les a jamais modifiées ni supprimées.   

Le jour où la chrétienté reconnaîtra enfin que le Nouveau Testament n’est rien d’autre que le renouvellement de l’Alliance proposé par Yéshoua au travers du don de sa clémence et de sa grâce offerte à tous les hommes, alors elle sera capable de comprendre comment l’Esprit de Dieu, déjà présent lors de la Création est disposé à agir en eux en tant qu’Esprit Saint conduisant à toute Vérité, à la conversion complète à Yéshoua et à la Grâce universelle.  

Après le don des 10 Commandements au mont Sinaï et le renforcement de l’Alliance par le sacrifice du mont Golgotha, le Projet de Dieu n’est autre que de faire bénéficier les assemblées et les communautés de la révélation du Saint Esprit. 
Ce n’est qu’au moment où s’accomplira le fonctionnement intégral de la Sainte Trinité que l’Époux pourra réapparaître selon sa promesse.  

À cette époque comme aujourd’hui, l’ordre chronologique des choses est identique et inévitable.  

Le Corps du Christ contemporain a aussi reçu une promesse de Dieu, une place et une sainte mission à remplir. 
Il est donc grand temps d’accepter cet appel sanctificateur en vue de nous préparer à remplir cette mission. Il est grand temps que l’Épouse se purifie et revêtisse son vêtement de noces. 

Alors retentira à nouveaux le son du shofar (cor-trompette) tout comme il se le fit au moment de la révélation du mont Sinaï…  

Ne cherchons donc surtout pas à imiter les méthodes de la Pentecôte sur le modèle des apôtres en retirant certains détails du récit des Actes pour les suivre aveuglément.  
Ne cherchons pas les sentiers paraissant aisés ni les fruits sans leurs arbres et leurs racines ! 

Dieu ne veut pas simplement révéler ses promesses au Corps du Christ, aux communautés et aux individus, mais attend également notre soumission, notre consentement à être sanctifiés ainsi que la purification de nos vêtements.  
Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que nous pouvons vivre Shavouot dans nos vies, l’instant où nous pouvons accéder à toutes Vérités sous l’autorité de l’Esprit Saint.  
Voici la raison pour laquelle Dieu nous offre les conditions nécessaires à notre ministère au travers du Saint Esprit : les dons du ministère.
Viennent ensuite les fruits de notre ministère, les fruits, les dons et les joies du Saint Esprit… 

Shavouot est aussi la fête de la récolte et des prémices.  
Nous deviendrons nous mêmes des prémices lorsque nous vivrons en nous la mise en marche de la Sainte Trinité comme fruit de notre complète soumission et obéissance à Dieu. Nous serons alors nous mêmes des prémices dont la place est sur l’Autel du Seigneur.  

Pendant ce temps, la moisson et le décompte de l’Omer se poursuit constamment en nous.  
Es-tu prêt à rendre des comptes pour ta récolte et tes mûrs épis ?  

Car la Fête de Shavouot, celle de la Révélation arrive à grands pas et pour la dernière fois ! 
Lorsque l’Époux reviendra selon la promesse.

Cet évènement marquera déjà la troisième phase de la fête : la Fête de Clôture…  

Seras-tu prêt à ce moment-là ? Ta vie est-elle déjà mise en Prémices sur l’Autel ? 
Peux-tu rendre des comptes pour la récolte en tant que moissonneur ? 

Peut-être ne reviendra-t-Il pas encore durant ta vie terrestre…  
La question subsiste malgré tout : lorsque l’heure de la Clôture sonnera dans ta vie, seras-tu prêt ? 

Car chez Dieu toute fermeture est suivie d’un nouveau départ.  

Tu as la chance de pouvoir mettre un terme à ton passé souillé et rebelle et entamer une vie soumise, sanctifiée et purifiée suite à la mort de ton vieil homme. 

Si seulement Shavouot pouvait être notre Fête de Clôture à tous. Lorsque Pessah, l’acte rédempteur de Yéshoua HaMashiah s’achève dans nos vies, dans la vie de nos assemblées et dans celle du Corps du Christ tout entier.  

La promesse appartient au Peuple de Dieu !  
Elle fut premièrement faite à la maison de Jacob, mais aujourd’hui, le peuple d’Israël se doit aussi de la connaître.

Lorsque l’homme juif entame sa prière du matin, il enfile les Téfilines
תפילין (phylactères – lanières de cuir pour la prière contenant des morceaux de parchemin) au bras et aux doigts, symbole des anneaux de l’Alliance tout en en récitant les 5 caractères : 

«Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Éternel. »
 /Osée 2,19-20 / 

Si tu as déjà enfilé ces lanières en signe de fiançailles, tu es en droit d’attendre Shavouot, la Pentecôte, et tu peux appeler l’Époux à revenir pour la Fête de Clôture, pour le jour des plus grandes et plus belles Noces de tous les temps.
 
 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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