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Enseignements
 
Les Samedis - Les Shabbats 
 
 
 
 
 
La malédiction lue à voix basse et les paroles de Grâce criées à pleine gorge

Yaakov, Béla Orbán

« Mais si tu n'obéis pas à la voix de Yahvé ton Dieu, ne gardant pas ses commandements et ses lois que je te prescris aujourd'hui, toutes les malédictions que voici t'adviendront et t'atteindront... » (Dt. 28 : 15) 

En ce Samedi de Ki Tavo, ces paroles menaçantes retentissent à travers les versets du passage de la Bible de la semaine. Lors de la lecture de ce passage, personne n’est appelé à lire la Torah dans les synagogues, pas même les shames (ministres du temple), et la lecture se fait à voix basse.

L’origine de cette coutume provient de la croyance en ce que les malédictions prononcées peuvent se réaliser. 

Cette prudence nous enseigne beaucoup de choses :

L’utilisation des malédictions remonte à des époques très anciennes. L’Homme de l’époque de l’Ancien Testament était tout à fait conscient du fait que la parole humaine n’avait pas qu’une simple fonction de transmission d’information, mais possédait une force indépendante capable de créer et de détruire.  

Il était également conscient du fait que ces malédictions ne pouvaient agir qu’avec l’aide de la puissance de Dieu. L’exemple le plus représentatif en est l’histoire de Balam.

En dehors de ceci, nous connaissons encore plusieurs autres exemples, tels les jugements prononcés par les prophètes.

Tous ces faits ne font que démontrer qu’aucune bénédiction et aucune malédiction ne devraient pouvoir être prononcées sans l’accord de Dieu.  

Le mot malédiction en hébreux est Tsé rem qui veut dire : interdire, séparer, détruire et sanctifier.  

La malédiction prononcée sur le mont Ébal résume à elle seule toutes les significations du mot cité ci-dessus.

Ces malédictions prononcées à voix base témoignent de l’humilité et de l’amour craintif de l’Homme de l’antiquité :

- Il ne souhaite pas se damner, se juger lui-même.

- Il sait aussi qu’il ne peut pas juger autrui et maudire son prochain. Il ne peut régner par l’interdiction.

- Il n’a aucunement l’intention de rompre la cohérence du peuple dans l’unité duquel il vit et d’en exclure qui que se soit.

- Il ne souhaite l’anéantissement ni la perte d’aucun membre de son peuple.  

- Il voudrait que le peuple reste uni en Dieu et ne voir personne s’égarer du troupeau et s’assujettir à des dieux étrangers. 

Tout juif qui croit en Dieu est au courant des Lois et des conséquences de leur transgression.

Il connaît le péché de l’insoumission par l’exemple d’Adam et de ses conséquences sur l’humanité entière.

Il connaît la grâce et la miséricorde de Dieu qui ne devinrent visibles qu’à l’époque de Noé.

Cependant il n’a pas encore pu reconnaître le Messie, le Sauveur qui lui a été promis, l’Agneau mort pour les péchés du monde, le Roi dont le retour est imminent : Yéshoua HaMasshiah.

Lui qui fut jugé par le Tsé rem et contre qui on a tout essayé pour L’empêcher d’accomplir Son ministère en s’efforçant de Le « localiser », de L’appréhender, de L’éliminer psychiquement et physiquement et de Le livrer à la mort.

Ce fut par cette malédiction que la Grâce fut accordée à l’humanité entière.

Aujourd’hui non plus, on ne peut pas interdire, séparer, détruire l’action de l’Esprit de Yéshoua, car Il est Saint et appartient à Dieu de par Sa soumission et son sacrifice.

Le jour viendra lorsque, par la volonté de Dieu, le peuple juif Le reconnaîtra, lorsque le silence deviendra acclamations.

Le jugement apporté par la Loi est de vigueur aujourd’hui encore. Ce jugement doit entraîner la crainte de Dieu, mais la voix de la reconnaissance et de l’acceptation de la Grâce et de la Rédemption est une voix d’acclamation.

La joie que génèrent la reconnaissance, le pardon et la perspective de la Vie Éternelle entraîne inévitablement des cris d’acclamations vers notre prochain et vers le monde entier.

Les mots de joie prononcés tout bas par le peuple juif et le Corps du Christ nous en apprennent beaucoup. Ces mots enseignent tout particulièrement ceux qui portent un jugement ou calomnient les autres, car ces paroles, qu’elles soient fondées ou pas, retombent inéluctablement en malédiction sur ceux qui les prononcent.  

Parfois par erreur, mais le plus souvent par convoitise personnelle, nombreux sont ceux qui, par cécité psychique et spirituelle, rejettent, interdisent ou réprouvent les ministères d’autrui en les blessant, voire même en les détruisant par leurs prières malfaisantes.

En lieu et place de Dieu et faute de vision prophétique, beaucoup mettent en action des prières psychiques nées de leur propre volonté humaine. Toutes les prières non spirituelles, provenant de l’âme humaine peuvent avoir des effets maléfiques sur les autres ! 

Toute prière prononcée sans permission, sans vision prophétique et sans la conduite de Dieu est prière médiatrice et psychique.

 

Mon cher frère !

Si tu n’es pas tout à fait sûr de la situation, de l’insoumission ou des péchés de quelqu’un, reste plutôt en silence !

Les jugements découlant des vérités des hommes, des assemblées ou des courants théologiques ne sont pas toujours en accord avec la volonté et la vérité de Dieu.

Cette faute peut avoir de sérieuses conséquences dans ta vie.

Depuis le Golgotha, aussi littérale que puisse être ta connaissance du Verbe, aussi prophétique que ta vision puisse être, ta parole ne peut être désormais prononcée qu’à voix haute. Tu ne peux plus fermer les yeux sur les péchés, mais il faut tout de suite parler de la Grâce, et de la Rédemption du Sauveur également, sans quoi, aussi vrais qu’ils puissent être, tes jugements resteront des malédictions sans effet de guérison pour ceux à qui ils s’adressent et retomberont sur toi en péchés.  

Le Tsé rem sous toutes ses formes ne peut être prononcé que sur l’ordonnance de Dieu et doit impérativement être précédé du dévoilement des péchés, de l’indication de la bonne voie et des conséquences du choix de la personne incriminée : la bénédiction ou la malédiction, la vie ou la mort.

Dans tous les cas, nous nous devons de parler de la nécessité de la Grâce, de la conversion, de la naissance à nouveau et du chemin de la sanctification.  

Il faut finalement aussi avertir ceux qui sont les cibles de ces malédictions.

La bénédiction et la malédiction prononcées sur les deux montagnes sont semblables à la séparation du jour du jugement dernier, lorsque les brebis seront séparées des chèvres. Les premières iront à la Vie Éternelle, les secondes à la mort, à droite et à gauche.

C’est Dieu qui juge équitablement alors et aujourd’hui aussi. Le jugement des Hommes ne peut pas t’anéantir, mais peut te causer de sérieuses difficultés et te ralentir sur ta route.

La volonté et les malédictions humaines n’ont pas d’autorité sur Dieu, mais elles peuvent devenir bénédiction et règne. Lorsque l’Éternel Ton Dieu, Ton Roi Yéshoua HaMasshiah et le Saint Esprit te conduisent, tu ne dois plus avoir peur lorsque le monde rempli de péchés te calomnie et te maudit, puisque c’est alors que tu ressembles au Christ et que tu deviens toi-même bénédiction. En ce qui concerne les pécheurs et les insoumis, le verset suivant leur est toujours applicable :

« De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi. » (Jc 3,10) 

Que le silence et l’amour protecteur des juifs vis-à-vis de leur peuple soit un exemple pour le Corps du Christ.  

Mais que le dévoilement des péchés par les Lois de Dieu continue à être effectué à voix haute, mais toujours accompagné de la proposition du pardon, de la Grâce et de la Rédemption.

Que la Loi de Dieu soit placée au-dessus de tout et puisse-t-elle être couronnée par la Grâce du Christ. Ces deux choses ensemble permettent la remise en place et le renouveau : Le Chemin, la Vérité et la Vie.

Que Le Père, Le Fils et le Saint Esprit puisse régner sur le corps et l’âme de nous tous. 

« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis. » (Lc 6,37)

 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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