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Enseignements 

 

Le Nouveau Testament d'un point de vue Juif

 

 

Baptême au nom de Jésus?

 
Béla Orbán, Yakoov

"Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit." (Ac. 2,38 )

Cela fait plus d’une quarantaine d’années que lors de ma plus tendre enfance, j’ai rencontré pour la première fois dans notre pays un mouvement qui appelait les gens à renouveler leur baptême en se fondant sur ce verset biblique qu’ils interprétaient de façon totalement erronée et arbitraire, hors contexte et dépouillé de son sens premier, remettant ainsi en cause la pureté et la validité du baptême antérieur des gens.

Ils ont ainsi anéanti une partie du nom du Dieu de la Trinité et du pas décisif de l’homme qui aurait pu se faire vers la soumission totale à Son règne lorsqu’ils ont réitéré le baptême au nom seul de Jésus.

À cette époque seuls les enseignements et les histoires entendus aux cours catéchisme du dimanche se sont encrés dans mon cœur et dans mon esprit d’enfant. Ceci fut entre autres l’une des anomalies que j’avais déjà perçues à l’époque. Rien n’était passé à travers leur ministère. Faute de connaissances de ma part, j’ai évité tout contact avec les représentants de ce mouvement ainsi qu’avec ceux qui, donnant de faux enseignements à propos du don spirituel des langues et des prophéties ont subtilisé de nombreuses personnes aux assemblées et en ont mené d’autres carrément à la mort spirituelle par leurs débats erronés.

Cependant, au cours de ces dernières années la nouvelle s’est de répandue que le mouvement ”Jésus en toutes choses” a refait surface, continuant à prêcher le baptême en le seul nom de Jésus.

C’est la raison pour laquelle, et du fait de son effet dévastateur sur les assemblées que j’estime de mon devoir, en tant qu’adulte vieillissant et adulte en Christ faisant son ministère sous le règne accompli de l’Esprit Saint avec tous les dons fonctionnant qui en découlent, d’attirer l’attention des gens et surtout de mes frères et sœurs cadets sur les dangers que ces mouvements comportent:

La lettre peut tuer, on peut démolir avec une utilisation abusive de la Parole de Dieu et ce, dans ce cas bien précis également.

Un autre devoir en tant que juif de naissance est que je remplisse mon appel de juif, c’est à dire, la transmission au monde entier de la connaissance de Dieu et de la Loi révélée par Dieu, offerte, vécue à travers le sacrifice du Golgotha et accomplie par le jugement puis la miséricorde, et la Grâce en Yéshoua HaMasshiah (Jésus Christ).

Mon devoir et celui de mon peuple décrété par Dieu n’est pas simplement d’être les témoins de l’accomplissement des prophéties au profit des autres, mais également de témoigner de la nature de Dieu aux yeux de tous les peuples.

De ce fait, notre tâche principale est la véritable réforme. La purification de la chrétienté de toute pensée hellénique pour les ramener directement aux sources, et leur enseigner les racines juives originales.

En ce qui me concerne, cette prédestination de mon peuple renforce mon appel et mon onction personnel reçu de Dieu.

Comme nous le savons tous, Satan jongle très bien avec les mots de la Bible. Mais le tour qu’il joue le plus souvent de nos jours est la déformation ou la mise en relief excessive de vérités partielles voilant ainsi la Vérité pour en arriver à l’éradiquer complètement. Cette conspiration contre la Vérité est grandement aidée de nos jours par l’arrivée de la tolérance tant à la mode aujourd’hui qui mélange tout en un condensé toxique.

Cette conspiration nous est dévoilée lorsqu’à la place du Sentier, il nous propose des méthodes. Á la place de la Vérité, il nous propose des vérités, des modèles à suivre qui sont tout au plus partiels et qui émanent d’églises, de religions et de personnes diverses. 

À la place de la Vie et des bénédictions, il nous propose la luxuriance terrestre et les succès matériels.

On remplace le Seigneur par quelque chose ou quelqu’un d’autre !

Mais tout ceci ne lui suffit naturellement pas, il faut qu’il s’attaque également aux choses les plus saintes pour les falsifier et les expliquer de travers :

Tels sont la cène, les louanges, la prière, la prédication ainsi que le baptême.

Il ne les vole pas, mais spirituellement, les dilue, les mélange ou en usurpe et en fait disparaître des parties importantes pour que ces actes de sanctification ne puissent pas être intègres et valables.

Lorsque nous examinons en particulier le problème de l’immersion, du baptême au seul nom de Jésus, nous pouvons affirmer dans le but de sauver beaucoup de gens qu’il s’agit ici d’une hérésie extrêmement dangereuse.

La raison à cela en est très simple. Il suffit de s’en référer à nombre de passages des Écritures Saintes. Malgré tout nous nous bornerons ici à ne mentionner que les faits les plus élémentaires. Nous le ferons ainsi car la chrétienté déchirée de ses racines juives, manque d’expérience parfois jusque dans les choses les plus simples, suite au mécanisme maléfique pagano-chrétien ou Cristiano-païen hellénique qui sévit dans le monde depuis près de deux milles ans. Toutes les hérésies enseignées et pratiquées concernant le baptême en découlent directement.

Le passage que nous allons mentionner nous vient de la bouche de Pierre qui ne fit que répéter fidèlement et en bon disciple les paroles de notre Seigneur.

Cette répétition fut précise, dans un ordre rigoureux en rapportant les mots de façon inaltérable.

Ces paroles s’adressent à ceux qui furent présent à Chavouoth (Pentecôte) et qui ont vu et vécu la promesse de Dieu qui fut annoncée auparavant au Peuple Élu par le prophète Joël.

Elles s’adressèrent à ces juifs et à ces prosélytes provenant d’autres peuples et convertis au judaïsme qui croyaient en l’Éternel et qui étaient venus du monde entier pour se réunirent lors de la Soucoth, la fête des tentes :

Car aussi bien pour les juifs que pour les prosélytes (Ac. 2,10.), cette fête juive est leur fête et est celle du don de l’Esprit Saint car :

Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. (Ac. 2,39)

La Chavouoth (Pentecôte) n’est donc pas la fête de la naissance de ”l’Église”, mais bien celle du jour du don de l’Esprit Saint qui nous fut promis et envoyé comme Consolateur et Intercesseur par Yéshoua HaMasshiah après Sa mort, Sa Résurrection et Son Ascension. 

Il fut dans un premier temps envoyé aux juifs fidèles à qui Pierre fit témoignage à cet instant même de notre Maître Ressuscité, de Jésus devenu Seigneur et Christ, du Jésus Christ promis qui était le Christ Jésus, du Roi oint qui sauve et qui règne toujours aujourd’hui.

Nous devons parler de tout ceci pour la raison simple que tant que la chrétienté persistera à s’approprier la Pentecôte dans sa vision fausse des faits qui se produisirent alors, elle sera incapable de comprendre et de bénéficier elle aussi des miracles qui s’y produisirent !

Le verset 38 traitant notamment du baptême ne pouvait également alors s’adresser qu’aux juifs ou prosélytes:

1./ Repentez-vous – vers Dieu

2./ Que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Yéshoua HaMasshiah – car ce n’est que par Lui que nous pouvons obtenir la rémission de péchés

3./ Recevez le don du Saint Esprit. - (... en suite aux deux précédents)

Cette énumération est de vigueur aujourd’hui encore, et l’ordre ne peut être modifié.

Nous savons cependant que conversion ou le fait de se repentir n’inclut pas automatiquement la naissance de nouveaux et que dans la plupart des cas les deux événements ne sont pas simultanés. Naturellement il existe des cas isolés ou rares lorsque les deux se suivent consécutivement avec une intervalle très courte voir de manière simultanée.

De la même façon, l’Esprit Saint ne se met pas en action automatiquement en nous et par nous. Le fait d’avoir été touché ne veut pas dire qu’on en est imprégné tout de suite et l’imprégnation ou le don n’entraîne pas non plus Son fonctionnement sur-le-champ !

Après cette énumération la question surgit à savoir, pourquoi ne fait-on allusion dans ce passage qu’au nom de Yéshoua (Jésus), selon quoi, il semblerait que le baptême ne devrait se faire qu’en Son nom à Lui seul ?

Pour celui ou celle qui connaît les juifs d’alors ou ceux d’aujourd’hui, la réponse tombe sous le sens :

- Seul la personne éloignée de Dieu à besoin de se repentir.

- Celui ou celle qui se repent a la possibilité d’obtenir le pardon, la Grâce et la Rédemption par l’acceptation du nom de Yéshoua.

- La promesse de l’homme né de nouveaux est l’Esprit Saint.

Comment était l’état spirituel général de la communauté juive de l’époque des Actes des Apôtres :

- ils étaient déjà convertis à Dieu et étaient repentis puisqu’ils rencontraient Dieu lors de la Chavouoth (Pentecôte).

- Non seulement ils connaissaient Rouah HaKodes, l’Esprit de Dieu, mais ils pouvaient faire l’expérience de Son don comme promesse faite par Yéshoua HaMasshiah, en tant qu’Esprit du Christ : en tant qu’Esprit Saint.

L’Esprit de Dieu qui agissait par et en Yéshoua (Jésus) devint dès lors également connu sous le nom d’Esprit du Christ aux yeux des juifs et le devint également par et pour le monde entier après la Pentecôte (Chavouoth), par le biais de la première communauté de croyants du Christ qui fut entièrement constituée de juifs !

La question reste donc la suivante : Pourquoi au seul nom de Jésus ?

Lors de la Chavouoth vivait un Peuple converti à Son Dieu et acceptant Son Esprit Saint dont la présence et le don ne fut plus qu’une simple promesse à ses yeux, mais qui devint à ce moment-là une réalité vécue et visible à l’œil nu.

Pourquoi donc, la promesse du pardon et de la rédemption par le biais du baptême n’était-elle nécessaire qu’en le nom de Jésus ?

Tout simplement car la peuple juif présent alors vivait en communion avec Dieu et avec l’Esprit Saint et n’avait plus besoin que d’accepter Yéshoua pour obtenir la rédemption et le salut !

L’accomplissement du règne du Dieu de la Trinité ne s’effectue que par Yéshoua.

C’est pour cela que le don du Saint Esprit marque un tournant décisif dans le plan du Salut, puisqu’après les disciples, ce fut au tour des juifs croyant réunis à Jérusalem d’entendre à nouveaux parler de Yéshoua (Jésus), de Son ministère sur terre, de Son sacrifice au Golgotha et de Sa résurrection en connaissance de quoi, les prophéties faites antécédemment et portant sur l’envoi de Son Esprit furent comprises et vécues. Par ce don de l’Esprit Saint, ils furent capables de reconnaître et d’accepter en tant que leur Seigneur, le Messie, le Roi ayant l’onction divine : Yéshoua HaMasshiah, le Christ Jésus.

En résumé : Parmi les ”Trois”, ”Deux” étaient présent et régnaient, mais il manquait le ”Troisième” : le Rédempteur, le Sauveur, le Roi, le Messie (HaMasshiah), Yéshoua.

De cette façon les relations vivantes et en ordre avec les ”Deux” autres ne devaient pas être réitérées ou accomplies mais complétées.

En l’absence des connaissances des racines juives, notre vision des choses est lacunaire jusque dans les domaines les plus élémentaires.

L’histoire de la Pentecôte ainsi que ce tournant bien précis du projet divin est, pour beaucoup toujours incompréhensible de nos jours.

Pourtant, il serait très important que l’on comprenne cela également de nos jours. Surtout pou pouvoir comprendre la raison pour laquelle, il est dangereux de missionner les juifs d’une façon nocive. L’ordre de succession de notre mission vis-à-vis d’eux nous a été divulgué lors de la première prédication de notre Seigneur, à savoir :

”Repentez-vous (à Dieu) car le Royaume des Cieux est proche”. Le ”second pas”, c’est-à-dire la prise de conscience et la reconnaissance de Yéshoua en tant que Messie et Sauveur, ne peut être donnée et engagée que par Dieu Lui-même.

Ici ”l’ordre de mission” (donné aux juifs !) n’est pas valable, car il fut donné à tous les disciples en vue d’évangéliser les païens.

Les juifs croyant en Dieu ne sont pas des païens.

Donc lorsque Dieu ouvre la porte vers un juif croyant, et seul Lui y est autorisé, la phrase ancienne peut alors se faire entendre à nouveaux : ”baptisez-vous au nom de Yéshoua HaMasshiah pour le pardon des péchés”.

Ceci est un appel, un avertissement du fait que l’immersion dans l’eau toujours d’usage chez les juifs aujourd’hui (misve) en vue d’être purifié, sans l’acceptation du sacrifice de Yéshoua n’a aucune valeur. Tout comme les bonnes actions et les actions religieuses des assemblées protestantes et néo-protestantes qui s’élèvent dans bien des cas à des actions d’auto délivrance et d’auto rédemption n’en ont aucune également. De nos jours comme à l’époque sont présent les pharisiens, les Hassidim (les charitables) version chrétienne, qui espèrent obtenir la Grâce et la Rédemption en menant une vie charitable et en maniant bien les Écritures.

Alors comme aujourd’hui, cet appel du Christ était une obligation et le reste encore pour que les vies des personnes repenties et converties deviennent des vies nées de nouveaux et sous la conduite du Saint Esprit.

Dans les Actes, nous voyons que lors de la Chavouoth, les juifs réunis alors devant Dieu, tout comme ceux d’aujourd’hui qui croient en Dieu, le reste, ne doivent tout juste qu’accepter Yéshoua (Jésus) et Son règne, puisque leur relation avec Dieu est en ordre et qu’ils vivent déjà en la présence de l’Esprit Saint en tant que Peuple Élu (mais pas encore Sauvé).

- Lorsque donc quelqu’un se baptise au seul nom de Jésus à la place du Dieu de la Sainte Trinité, son alliance avec Dieu n’est pas en règle et il n’accepte pas la conduite de l’Esprit Saint, mais recherche et En attend malgré tout les cadeaux, les fruits et les dons !

- S’il réitère son baptême au seul nom de Jésus, il s’écarte de l’Alliance passée avec Dieu et ne fait de nouveaux qu’attendre les dons de l’Esprit au lieu de Sa conduite.

Ces vérités partielles, ces falsifications du processus du baptême, ne font qu’écarter les gens de Dieu, de la conduite du Saint Esprit et du règne du Roi oint et démembre en quelque sorte la Sainte Trinité. De manière cachée, comme une barrière, ces fausses vérités empêchent l’acceptation et le règne du Christ, en n’exigeant de Lui que la Salvation et le pardon.

Ces ”vérités” immobilisent les vies au stade du Golgotha, devant la croix, les empêchant d’aller plus loin !

Le détachement des racines juives de la foi chrétienne ne se borne pas qu’à expliquer autrement ne serait-ce que la Pentecôte qui ne concernait que les juifs, mais déforme, réduit, falsifie également les vérités et les Paroles de la Bible, ainsi que l’appel irrévocable du Peuple Élu reçu de Dieu.

C’est par cette ”déjudaïsation” et par l’explication du Nouveau Testament sur les bases de l’hellénisme que naît l’antisémitisme et l’antijudaïsme. On rejette et on s’exproprie l’appel reçu par le Peuple Élu, ainsi que le projet de Dieu avec Israël et le peuple juif d’aujourd’hui.

C’est pourquoi ces hérésies ne sont pas que néfastes, mais comme nous venons de le voir dans le cas du baptême au seul nom de Jésus, sont même mortellement dangereuses également pour la chrétienté.

Nous devons donc attirer l’attention les uns des autres au sein du Corps du Christ sur les phénomènes suivants :

- Le baptême n’est pas seulement le témoignage visible du pardon des péchés et de la mort de notre vieil homme, mais aussi le signe de l’alliance de paix passée avec Yéshoua, la marque du début et de la régulation de notre relation avec Dieu. Le départ d’une nouvelle vie, celle d’un disciple, la soumission au Seigneur et le début du règne du Christ.

Tout ceux qui sont arrivés à la conversion et au repentir et qui ont déposé leurs péchés devant le Christ et qui ont reçu le pardon et la Grâce doivent être conduits sur la route d’Emmaüs pour qu’ils effectuent leur rencontre avec le Ressuscité et qu’ils puissent continuer leur chemin avec le Christ vivant et régnant.

Tant que cela ne se produit pas, la prise de pouvoir sur notre vie par le Seigneur ne s’effectuera pas.

- Dans beaucoup de cas, il serait nécessaire d’examiner devant la face de Dieu, la pureté et la sincérité du notre baptême.

Dans le cas où il s’agirait d’une action religieuse provenant de l’âme, et non une conviction spirituelle, l’appel fait dans les Actes au chapitre 2, verset 38 peut nous ramener vers un véritable baptême.

Dans les autres cas le baptême par immersion ne doit pas être réitéré, mais on ne peut éviter qu’un renforcement et un renouvellement de notre alliance avec Dieu soit faite.

- Aussi pur que notre cœur ait pu être lors de notre baptême, dans beaucoup de cas et par ignorance, inconsciemment, nous nous sommes soumis et avons par la même occasion accepté la souveraineté, le règne, le pouvoir d’une institution terrestre, d’une église, religion ou assemblée quelconque. Ces faux pas doivent être rétablis, ces liens illégitimes doivent être déliés pour que Yéshoua HaMasshiah soit exclusivement et dans tous les domaines de notre vie le seul et unique Seigneur, dont l’Esprit, le Saint Esprit fait de nous des membres du Peuple de Dieu et du Corps du Christ et nous octroi la citoyenneté du Royaume des Cieux qui n’est pas identique à celles des églises et assemblées terrestres.

- Nous devons avertir tous ceux qui, en esprit, sont en alliance légitime avec Dieu, quelles peuvent être les conséquences d’une modification ou de la révocation de l’Alliance avec Dieu.

Cette Alliance passée devant des témoins oculaires de manière visible dans le monde :

Est passée avec le Dieu de la Sainte Trinité, en conséquence de quoi, toute modification ou révocation de cette Alliance avec l’Une ou l’Autre partie de la Trinité entraîne de lourdes conséquences spirituelles.

- Lorsque des gens arrivent le cœur pur et sincère au bord de l’eau pour être baptisés, je crois, mais mon expérience de plusieurs décennies prouve que l’Esprit de Dieu conduit et aide à poursuivre leur route, ceux qui sont arrivés à ce tournant décisif de leur vie. C’est pourquoi c’est pour eux que j’ai le moins peur, car par leur pureté de cœur, Dieu les empêche d’être détournés par une volonté humaine ou de l’âme. Dieu leur pardonne pendant un certain temps leur naïveté et leur ignorance. Dieu les enseigne parfois en les mettant à l’épreuve, mais ils doivent rendre des comptes à cause de leur vision croissante de jour en jour.

- Tout ceux qui sont sur la voie de la chrétienté peuvent démarrer sur le sentier de la délivrance, de la purification et de la sanctification. Ceux qui ne font pas ce pas et n’apprennent plus au-delà de leur baptême, n’ont plus aucune excuse pour leur ignorance car leur péché est de ne pas vouloir en apprendre plus et continuer sur la voie du disciple. C’est insoumission que de ne pas vouloir entendre la voix de notre Seigneur par Son Saint Esprit. Ceux-là même sont susceptibles d’être détournés et après que le temps de l’insouciance se soit écoulé, Dieu leur demande des comptes. Jusque là, ils s’arrêtent sur leur chemin et en attendant la remise en ordre, le Saint Esprit attend, le ministère est suspendu et infructueux. Celui qui se baptise donc au seul nom de Jésus en connaissance de cause, aura à affronter les conséquences mentionnées ci-dessus.

- Le plus triste des cas est lorsque ce sont des disciples ayant reçu l’onction de Dieu et ayant été envoyés accomplir un ministère qui se perdent et qui entraînent d’autres personnes avec eux dans le ravin. Il leur faudra rendre des comptes, et dans le cas de quelqu’un d’avisé et ayant reçu une vision de l’Esprit, la peine sera d’autant plus lourde. L’onction, Dieu nous la donne et nous la révèle par Son Esprit Saint. De ce fait tout serviteur de Dieu ne peut accomplir son ministère que sous la conduite et la direction constante du Saint Esprit. C’est par Son Esprit que Dieu, le Christ Jésus, le Roi ayant reçu l’onction et régnant, nous donne des réponses à toutes nos questions dans toutes les situations.

Lorsque notre volonté humaine qui est condensé de soif de pouvoir, d’argent, de plaisirs de la chair, de succès, de reconnaissance, se place devant ou prend carrément la place de cette conduite spirituelle, nous tombons automatiquement sous le joug de la spiritualité Amalécite et jésabélienne.

A ces spiritualités démoniaques viennent très vite s’annexer celles qui en sont les cousines : l’humanisme, le libéralisme, le syncrétisme, l’œcuménisme, etc., qui attaquent et tentent de détruire l’unité de la Sainte Trinité.

Il en découle très rapidement une profanation des choses qui sont saintes à la face de Dieu, et d’une dé-spiritualisation vers le psychique. La communauté des disciples tombe dans la religiosité et finit par devenir une association socioculturelle d’apparence religieuse.

Ce processus de dégradation est souvent engendré par ces mouvements du type ”tout au nom de Jésus” lorsque le baptême s’effectue à contresens et lorsque le passage à l’alliance ne conduit pas sous le règne du Christ.

Ces mouvements proviennent souvent de personnes ayant autrefois démarré un ministère bénis et fructueux, mais, qui s’étant perdus en cour de route, sont passés de l’état spirituel à l’état psychique et sans s’en rendre compte se sont retournés malgré eux contre le Christ !

Ces dirigeants ne peuvent être classés dans les rangs des cas cités avant et tombent de ce fait directement sous le jugement de Dieu, puisque eux ne se sont pas ignorants, mais vivent dans la désobéissance. La désobéissance quant à elle n’est rien d’autre que le refus ou la déformation du règne du Saint Esprit. Leur péché est d’autant plus grave qu’ils ne répondent pas seulement d’eux-mêmes, mais également de ceux qui leur ont été confiés.

Tout ce que nous pouvons faire pour eux est prier pour eux et d’implorer Dieu pour qu’Il ne les laisse pas multiplier leurs péchés et pour qu’ils ne puissent pas empêcher ou retenir autrui d’aller sous le règne du Père, du Fils et du Saint Esprit en ne se référent qu’à Jésus.

Notre responsabilité :

Il est nécessaire que les gens de ma génération (les 45-65 ans) aillent devant Dieu à ce sujet pour régler nos dettes et nos négligences. Car c’est nous qui avons négligé de mentionner ces choses aux générations suivantes en ayant omis de partager nos connaissances avec eux et de leur avoir enseigné la Parole et les lois de Dieu. Nos vies n’ont pas réellement été un témoignage de Dieu vers eux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les assemblées se sont déchirées, créant ainsi un gouffre entre les générations d’une même communauté. Les générations ne remplissent plus leur fonction et leur appel de complémentarité les unes vis-à-vis des autres comme Dieu l’avait voulu et ordonné depuis longtemps.

Les fausses spiritualités d’aujourd’hui renaissent justement à cause de notre faiblesse et de nos négligences. Car ces fausses spiritualités, même si nous ne sommes pas capables de les anéantir, du moins pourrions nous les exclure de nos rangs pas la force et l’onction de l’Esprit Saint.

La fausse spiritualité du nouveau baptême au seul nom de Jésus nous est connu depuis des décennies, nous sommes de surcroît conscient des ses conséquences et le nombre de ses victimes n’est pas un secret pour nous non plus.

Premièrement nous ne pouvons accepter la tolérance envers nous-mêmes. Nous ne pouvons pas nous taire lorsqu’elle attaque les individus des générations qui nous suivent ! Nous sommes imputables de notre silence et de notre inertie.

Il serait donc grand temps de régler nos comptes et demander Dieu de remplir le gouffre qui sépare les générations entre-elles. Car nos péchés, notre orgueil nous séparent les uns des autres. La conséquence de ces connaissances lacunaires en est que nos descendants commettent les mêmes erreurs, tombent dans les même pièges, sont tentés par les mêmes spiritualités que nous, il y a cinquante ans auparavant.

Prions également pour que nos frères cadets acceptent les témoignages et les expériences de leurs frères aînés.

La méthode de Satan est la dissémination, l’éparpillement, l’extirpation des âmes du Corps du Christ.

Contre cette œuvre maléfique, la reconnaissance de Jésus est insuffisante. Il est aussi nécessaire de se réfugier sous Son règne et d’obtenir la conduite de l’Esprit Saint. Seule l’acceptation du règne des trois parties de la Trinité nous octroie le droit à la citoyenneté du Royaume des Cieux déjà durant notre vie sur terre, ainsi que le titre de Peuple de Dieu.

Gagnons ces titres et que rien ni personne ne puisse nous empêcher d’accéder à cette route sur laquelle nous pouvons et devons conduire d’autres également et qui n’est autre que Yéshoua HaMasshiah.

 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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