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Juifs - Chrétiens - Juifs Messianiques
 
 
 
 
 
 
La profession de foi d’un de nos frère juifs en 1927
 
 
"Car nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l'avenir. Par lui, offrons à Dieu un sacrifice de louange en tout temps, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom."

He. 13, 14-15

Il y quelques années, j’ai eu un livre entre les mains dans lequel j’ai trouvé les choses suivantes :

”Alliance des Juifs croyant en Christ”

Le but de cette alliance était de construire des liens entre la communauté juive contemporaine et le monde chrétien.

Les membres de cette alliance reconnaissent Jésus de Nazareth comme étant le plus grand fils du peuple juif sans que cela soit tenu comme incompatible avec leur judaïté.

Pour eux, Jésus - dans son aspect biblique inaltérable - est le Messie dont la venue fut prédite et clamée par les prophètes juifs.

Cette nouvelle provenait de personnes qui accomplissaient un ministère à Budapest en l’an 1929, juste après la Grande Guerre, dans une situation de crise économique mondiale, dans une atmosphère d’antisémitisme accru et juste avant la Seconde Guerre Mondiale et les abominations de l’Holocauste.

Ce qui frappait dès le premier coup d’œil et qui était captivant, c’était la franchise et le courage dont faisaient preuve les auteurs de l’article puisque leur nom était porteur de leur identité et de leur foi qu’ils n’avaient pas peur de clamer en ces temps difficiles.

Ce fut là une très grande preuve de courage car ils ne devaient pas seulement faire face à l’hostilité de la chrétienté qui n’accepte pas les juifs, mais également au mépris et à l’incompréhension de la communauté juive elle-même.

Ils ne se cachèrent pas derrières les noms de Messianiques ou qui croient au Messie qui prêtent souvent à équivoque et sont parfois même détournés de leur sens premier. Le mot Juif qui figurait dans leur nom n’était pas un mot enjoliveur, mais bien la preuve formelle d’une foi et d’une identité assumées et vécues au quotidien.

J’aurais aimé en savoir plus sur eux, mais malheureusement les archives de l’assemblée chrétienne qui leur assurait le gîte ne m’ont été d’aucune aide.

Notre communauté qui est la seule qui puisse porter un nom de ce genre dans toute la Hongrie ainsi que dans l’ensemble des territoires de langue hongroise n’est pas restée seule et orpheline malgré l’émiettement des communautés judaïsantes et de celles qui avaient de mauvaises intentions.

Cette profession de foi que firent des juifs ayant vécu il y a plus d’une génération avant nous, nous a renforcé également, et notre ministère en fut consolidé et doté de nouveaux espoirs.

C’est ainsi que les témoignages de serviteurs qui nous ont déjà quittés peuvent être source de rafraîchissement et de ravivement pour d’autres.

Ainsi se perpétue – surtout pour nos frères juifs – tout ce que nos prédécesseurs nous ont légué par écrit. Des carnets de papier jauni et tombant en poussière sont capables de nous apporter la foi et la vie éternelle. La foi en Yéshoua et la certitude que les promesses de l’Éternel faites à son Peuple sont toujours valables aujourd’hui pour les membres actuels et à venir de ce même Peuple.

Le port d’un nom est peu de chose. Faut-il encore que l’acceptation d’un nom soit accompagnée d’une profession de foi.

L’affirmation de la foi doit elle-même aller de pair avec le témoignage, puisque notre Seigneur témoigne de nous également devant Dieu le Père.

Autant il est plus difficile d’accepter Yéshoua HaMasshiah pour un juif, autant sa relation avec le messie est plus profonde et proche, et donc sa profession de foi plus expressive.

Cette richesse, je la souhaite à tout le monde lorsque je divulgue ces quelques lignes de la confession encore vivante aujourd’hui d’un de nos aïeux pour nous unir juifs et Gentils en communion dans l’alliance avec le Yéshoua juif.

Ayant nos Appels respectifs et différents, séparément, mais malgré tout en une même Alliance : dans le Corps du Christ.

La condition à cela est l’acceptation du juif de Nazareth, Yéshoua HaMasshiah et de Son fonctionnement dans notre vie.

Jésus lui dit: "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient -- et c'est maintenant -- où les véritables adorateurs adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est dans l'esprit et la vérité qu'ils doivent adorer." Jn 4, 21-24

Et rappelons-nous finalement le verset suivant :

Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. Mt. 12,30

Oh, pourrions-nous juifs être contre Jésus ?

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”Je crois en toi Jésus !

Je crois en Toi, mon Sauveur et Rédempteur.

L’apathie de tout un monde m’attend, peut-être même la raillerie, l’ironie, voire la persécution, mon cœur est malgré tout rempli d’amour et de joie lorsque je me jette à Tes pieds.

En Toi toute ma foi s’accomplit et mon pèlerinage aboutit et atteint son objectif.

Tu es le nouveau sentier, celui que Moïse a promis et qu’Isaïe à montré, le plus grand Saint d’Israël, Jésus de Nazareth, le sens et le trésor de ma vie.

Je crois en Toi Jésus, pour Ta vie remplie par Dieu Lui-même, pour Ton exemple que tu as donné, pour le combat que Tu as mené et déclaré et pour Ton sang que Tu as versé.

Je crois en Toi Jésus pour Ta foi qui ébranle des mondes entiers et qui en construit d’autres.

Je crois en Toi pour les paroles, pour Ta Parole, oh Jésus que si l’on écoutait, les pierres s’écrieraient.

Je crois en Toi Jésus avec cette foi profonde et cette soif inassouvissable avec laquelle l’Israël restée fidèle à sa foi attend le Messie.

Je crois en Toi Souverain de la liberté qui absous toutes les Lois, les Commandements et les prohibitions, en qui le Temple détruit est reconstruit et par qui Sion nous est rendu.

Je crois en Toi désir de ma jeunesse, réalité accomplie de ma vie d’homme mûr, espoir de ma vieillesse, vainqueur de ma mort et assurance de ma vie éternelle.

Je crois en Toi, Fils de Dieu, Sauveur du monde

Jésus de Nazareth, Le Roi des juifs.”

 /Dr. Árpád Fischer

 Budapest, 1927 /

 

Que cette confession soit pour nous un témoignage qui donne la vie.

Dieu nous enseigne ainsi également, que la tâche nous revient mais que le fruit Lui appartient.

Nous ne devons faire que semer les graines. Que notre vie soit en tout temps un témoignage et une profession de foi.

L’auteur de ces quelques lignes fut, il y a environs 80 ans un semeur de lettres au sens propre du terme. Et après nous avoir quittés pour entrer dans la vie éternelle, ses mots continuent à apporter la vie.

Je souhaite que cela fonctionne aujourd’hui encore pour que nos connaissances sur le Christ, c’est-à-dire l’image que nous avons de Yéshoua, soient perfectionnées, améliorées, consolidées, changées, et pour que Le connaissant mieux, Il puisse mieux s’épanouir et grandir en nous.

Que cette confession soit un témoignage sur Yéshoua pour ceux qui ne L’ont pas encore accepté et qui ne font que Le connaître tout simplement.

Et puisse ce témoignage apporter également la lumière aux juifs par un juif....

Que les graines semées il y a longtemps puissent éclore et s’épanouir selon la Volonté de Dieu et au temps qu’Il aura voulu, pour qu’elles continuent à tomber dans les cœurs préparés de beaucoup d’autres et deviennent un jour Pain et vie.

Ainsi servons-nous aussi vers les autres, en tant que Peuple des Promesses :

Oui, de la crête du rocher je le vois, du haut des collines je le regarde. Voici un peuple qui habite à part, il n'est pas rangé parmi les nations. Nb. 23,9

Moi, Yahvé, je t'ai appelé dans la justice, je t'ai saisi par la main, et je t'ai modelé, j'ai fait de toi l'alliance du peuple, la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour extraire du cachot le prisonnier, et de la prison ceux qui habitent les ténèbres. Is. 42,6-7

La profession de foi du peuple juif appelé et ressuscitant a toujours été et sera en tout temps plus crédible que celle de ceux des autres nations.

Pour les juifs le règne de Yéshoua n’est pas simplement une question d’acceptation de leur part, mais également le sacrifice du passé pour recouvrer intégralement leur identité juive enrichie et consolidée, et aussi pour retrouver l’Éternel. Une telle décision est réellement un grand sacrifice et il ne s’agit pas d’une simple conversion à quelque chose de nouveau.

De même c’est une lutte contre les traditions qui entraîne souvent le rejet de la communauté.

Cette confession reflète en elle cette lutte ainsi que l’acceptation de la victoire de Yéshoua.

Aujourd’hui, lorsque beaucoup tentent de diverses manières de pénétrer et de cerner les assemblées sous le titre de Juif, que ce témoignage soit pour eux un miroir.

A ceci, on ne peut que rajouter, mais rien enlever !

Avec ce crédo dans nos cœurs et sur nos langues, en gardant notre identité comme témoignage ordonné par Dieu, nous pouvons partir à la rencontre des autres nations pour mieux leur faire connaître notre Seigneur et pouvoir continuer par le témoignage actif et vivant de notre profession de foi sur la voie de la délivrance, de la purification, de la sanctification et de la connaissance de Dieu.

C’est à nous que fut confiée la tâche de faire connaître l’Éternel aux autres peuples du monde et de les mener par le biais des Lois qui donnent la vie vers le trône de la Grâce.

 
Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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