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Cacherouth – Qu’est-ce que le cachère ?
 
Yaakov, Béla Orbán

Que veut dire le mot cachère, en quoi un aliment est-il cachère, que peut-on consommer et que doit-on éviter de manger ?

Les sages de la Tora (et même de la Tanakh) ont élargi la palette des Lois de la Tora et les ont multipliés poussés par une bonne volonté.  
L’explication des lois a donc ainsi pris de l’ampleur…  
Je dois signaler dès le départ que je ne compte absolument pas m’enliser dans les explications talmudistes. Je ne m’en tiendrai ici uniquement qu’aux lois originales contenues dans
la Tora.

Le mot cachère (Kocher en Yiddish) désigne tout simplement les aliments aptes à la consommation selon les règles rituels. Le mot veut dire : autorisé, rituellement correct, impeccable.  
Selon la Tora, à l’origine l’Homme ne se nourrissait que de produits végétaux : "Et Dieu dit: Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence: ce sera votre nourriture." (Genèse 1,29)
Plus tard, suite au déluge, les descendants de Noé reçurent l’autorisation de consommer de la viande animale : "Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l'herbe verte"(Genèse .9, 3)
À la suite de la Révélation au mont Sinaï, l’Éternel Dieu déclare clairement quels sont les animaux comestibles et ceux qui sont interdits à la consommation. (Lévitique 11)
Parmi ces lois-ci les plus précises sont celles concernant les viandes animales :

Il est interdit de manger :
- les animaux impurs
- les animaux purs mais morts
- les animaux purs mais malades

La faune peut ainsi être divisée en trois groupes selon les lois de la Cacherouth :

- les animaux terrestres (domestiques, sauvages, petits et grands). Sont comestibles les ruminants ayant les sabots fendus. Si l’un de ces deux éléments manque, l’animal est impur.  

- les animaux aquatiques : seuls les poissons sont comestibles, et parmi eux, exclusivement ceux ayant des écailles et des nageoires. Le poisson n’est pas considéré comme une viande car il a le sang froid.  

- les animaux volants : parmi ceux-ci seuls sont comestibles, les volatiles énumérés dans la Tora (Lévitique 13,20 et Deutéronome 14,12-18).

Il est aussi interdit de consommer le lait des animaux souffrants d’une maladie quelconque. 

(Ce qui est par contre beaucoup plus intéressant : Chez l’homme, l’enfant doit être allaité par sa mère jusqu’à l’âge de 4 ans. Dans le cas où la mère est malade, l’âge limite est reporté à 5 ans. Dans le cas où l’enfant arrête de s’allaiter à l’âge de 2 ans pour 3 jours, il est interdit de recommencer par la suite…)

En cas de danger de mort, en période de famine, tout ce qui aide à la survie est comestible. La raison en est simple : pour Dieu, la Vie est plus importante que tout autre chose…  
Dans les autres cas naturellement les lois d’interdiction peuvent et doivent être respectées. Mais en cas de péril, la loi est révoquée pour un temps…  
Il est vrai que Dieu nous protège de ce genre de situation de manière miraculeuse…  

La consommation de viande avec du lait :
"Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère." La raison de cette loi est beaucoup plus profonde.
Tout comme il existe des lois régissant les relations entre êtres humains, il existe également des lois de "protection des animaux".
L’animal-mère possède non seulement des yeux pour voir, mais a aussi un cœur sensible.  
La mère voyant son petit se faire abattre ressent aussi la tristesse, le manque et la perte de l’être aimé et de plus voit la personne qui le tue.
Nous devons donc également être attentifs aux animaux.


Qu’est-ce qui rend un aliment cachère ?

Fondamentalement tout ce qui est naturel et qui n’a pas été en contact avec des substances artificielles est considéré comme cachère. (Par exemple : chez les vins ou autres boissons, lorsque l’on n’utilise aucun colorant ni autre produits chimiques).
Chez les pâtisseries, on jette une boulette de pâte de la dimension d’une olive au feu (hala) qui rappelle l’offrande faite autrefois à l’Éternel tel qu’elle figure dans Lévitique 15:18-22.
Chez les viandes par contre souvenons-nous de la façon dont nos grand-mères les préparaient !
D’abord on trempe la viande pendant une demi-heure dans de l’eau, puis on la sale bien de tous côtés et on laisse le sang s’égoutter pendant une heure avant de la rincer trois fois pour être enfin prête à la cuisson.
Le foie quant-à-lui, ne peut être que rôtis à feu ouvert après l’avoir minutieusement salé.  

En réalité toutes ces coutumes sont également porteuses d’un message spirituel. Puisque le peuple juif est un peuple prophétique et qu’à travers chacun de ces actes, il agit malgré lui et au-delà de soi-même.
La question de la pureté et de l’impureté survient à tous les niveaux de notre vie et sont valables tant au niveau spirituel qu’au niveau de la cuisine.  La cachérisation quant-à-elle doit commencer dans nos cœurs avant de se poursuivre dans nos assiettes… 
 
 
 
 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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