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La Mezouzah

Yaakov, Béla Orbán

La signification originale du mot mezouzah est: Poteau. (Exode 12,7)
Le mot désigne cet objet, sorte de petite boîte renfermant le parchemin sur lequel les paroles de la Torah sont inscrites qui est placé sur le poteau droit des demeures juives penchées vers l’intérieur du foyer.
Dans la Torah, nous trouvons les directives en ce qui concerne son placement: ”Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.!
....
Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes." (Deutéronome 6, 4.9.)
Elle est placée sur les poteaux des lieux d’habitation fixe et non à l’entrée des salles-de-bains, des toilettes, des garde-mangers, etc. Elle est généralement placée sur le premier tier du poteau à partir du dessus de façon à être visible et accessible.  
L’étui peut être fait de bois, de métal, de plastique et même de pierre. La matière utilisée importe peu.  
Ce sont plutôt les lettres y figurant qui sont fondamentales : la lettre Shin diminutif du mot Shaddaï, voire même l’inscription de Shaddaï en entier. Ce mot a plusieurs significations différentes:


-SHADDAΪ = Tout Puissant, l’une des appellation de l’Éternel. C’est ainsi que nous signalons que notre domicile est sous Sa protection.  

-Shomer Dalet Yisraël = Le gardien de la porte d’Israël.

-Allusion au Psaume 91 : "Celui qui demeure sous l'abri du Très Haut Repose à l'ombre du Tout Puissant…"
L’essenciel se trouve cependant renfermé à l’intérieur de l’objet : un parchemin contenant deux citations sur 22 lignes :

-Sh'ma Yizraël..."- Écoute Israël...(Dt.6,4-9)
-V'haya...'-Et il y aura...(Dt.11,13-21)
Le Sh'ma déclare l’unicité de Dieu dont nous nous rappelons par la V’haya, Ses promesses et bénédictions que nous recevons si nous restons fidèles à Ses lois.

L’ancêtre de la mezouzah, nous le retrouvons déjà avant la sortie d’Egypte, lorsque les fils d’Israël enduirent les poteaux de leurs demeures avec le sang de l’agneau pour échapper à la dernière plaie d’Egypte, l’ange de la mort. Selon certains, ce ”cachet sanglant” s’est transmis sur les portes des demeures juives à travers les générations protégeant ainsi le Peuple du mal. C’est cette hypothèse que paraît renforcer le passage de la Torah inscrit sur le petit parchemin contnu dans la boîte. (voir plus haut)

La mezouzah, en dehors d’être un remède, un médicament, sert à maintenir la foi en un Dieu dans notre conscience lorsque nous rentrons ou quittons notre maison, puisque nous touchons le texte de la Torah chaques fois que nous quittons ou regagnons notre logement.  
La plus ancienne mezouzah qui ait été retrouvée date du début de notre ère. On en a aussi découvert lors des fouilles de Qoumrani, et même Josephus Flavius en fait mention comme étant une vieille tradition juive.  

Le placement de la mezouzah sur la porte marque par la même occasion l’action la plus importante de la cérémonie d’inauguration de la maison (Hanuccat Habaït) car ainsi, la maison se retrouve sous la protection de Dieu, à condition bien sûr que ses habitants restent fidèles aux commandements qu’Il a donné. C’est alors que retentit la bénédiction suivante :  
"Baruch ata Adonaj, Elohénou Melech HaOlam, asher kidshanou bemitsvotav vetsinanou likbóa mezouzah"
"Sois bénis, oh notre Dieu Éternel, le Roi du Monde, qui nous a sanctifié par ses commandements et nous a demandé de placer la mezouzah.”



Il y plusieurs années de cela, je me suis rendu à Somron en Samarie chez des parents.
Il y avait une mezouzah à l’entrée principale ainsi qu’une à l’entrée de chaques pièces de sa maison. Il était naturel pour moi de toucher les mezouzah à chaque fois que je franchissais un seuil en cette demeure. Ceci était pour moi le signe que la maison est sous la protection et la souveraineté du Dieu Tout-Puissant (El Shaddaï).
Étrangement, ce geste paraissait signaler la même couverture et protection que celle qui m’accompagne où que je sois et que j’ailles dans le monde avec Lui…
Un sentiment de paix et de calme se développe en moi, puisque je sais que sous le protectorat de Dieu, je ne peux être qu’en sécurité même durant mon sommeil.  
JE NE SUIS JAMAIS EN TERRE ÉTRANGÈRE ET JE NE SUIS JAMAIS SEUL !

Un jour cependant, j’ai été étonné et je me suis mis à réfléchir…
J’ai effleuré la mezouzah de la main droite en entrant (pas comme un fétiche, ni comme un objet de sorcellerie), mais lorsque je sortais pour aller en ville, j’en faisait de même de la main gauche, celle qui est déjà beaucoup plus près du cœur.
Ils m’ont dit que je ne devrais pas faire cela…
J’ai moi-même été surpris de ma propre réponse :  
- Pourquoi ? L’endroit où je vais, n’est-il pas aussi sous l’autorité d’El Shaddaï ?
De cette façon, en sortant de la maison, je signalais que je voulais reconnaître et accepter le règne du Tout Puissant à l’extérieur également.
...aujourd’hui encore, je voudrais en faire de même. Je voudrais que tous mes pas soient bénis, que je rentre ou que je sorte.  
Ceci n’est possible que si nous vivons les Lois de Dieu partout et où que nous allions, et que nous n’ayions qu’un et un seul Dieu et Seigneur.  
Voici ce qu’il est écrit sur le parchemin contenu dans la mezouzah :  
Le rouleau (KLAF) nous rappelle en sortant et en entrant : "Si vous écoutez mes commandements en soumission…" (Dt.11:13-21), alors le Tout Puissant sera avec toi…
La lettre Shin Sh. doit être la marque sur la porte du cœur de ceux qui sont soumis au Christ et aux Lois de Dieu.
À l’extérieur comme à l’intérieur…, où qu’il vive ou qu’il se trouve.

Une autre signification du mot mezuzah est rotation (qui tourne).
À l’époque, le châssis  de l
a porte n’était autre qu’une poutre qui rentrait dans le plafond et dans le sol, sur laquelle la porte était fixée en deux points et qui permettait à la porte de s’ouvrir et de se fermer faisant office d’axe de rotation.

Une question très importante se pose alors :  
Qui est le Seul Axe de rotation autour Duquel toute notre vie s’articule ?
Que signifie pour nous cette mezouzah qui est accrochée à la poutre ?  

Où pouvons-nous accrocher une mezouzah ?

Grâce à Dieu, de plus en plus parmi nous emménagent dans de nouveaux appartements, dans de nouveaux logements.
La question se pose alors, peut-on accrocher le signe partout où quelqu’un vit, la lettre SHIN, l’initiale du nom de Dieu (Shaddaï) comme témoignage de sa foi ?  

La première question qui doit se poser réellement est…
Si quelqu’un n’est pas libre de ses parents ou de qui que ce soit, et que parmi ces personnes dont il n’est pas libre, quiconque s’octroie le droit d’intervenir et de s’immicier dans sa vie, alors ce quelqu’un a-t-il le droit d’offrir son logement à Dieu ?
Car si quelqu’un me traite en esclave, alors tout ce que je possède lui appartient également et se trouve sous son pouvoir.

Quelqu’un qui vit en tant qu’esclave ou ”juste” sous un règne jésabélien peut-il décider librement ?  
Ou devrais-je d’abord être libre pour pouvoir librement remettre quoi que ce soit entre les mains de Dieu ?


Pourquoi doit-on mettre la mezouzah ?

Toute décision qui naît dans le cœur de quelqu’un et qui devient engagement, doit se manifester dans le monde visible, pour que les autres puissent également en être les témoins.  
En d’autres termes, la parole prononcée en esprit doit devenir agissement dans le monde visible.  
S’il en était pas ainsi, le mariage, la présentation du nourrisson, le baptème et beaucoup d’autres cérémonies n’auraient aucune raison d’être, puisque ces décisions ont déjà préalablement été prises devant Dieu…
Mais où sont les témoins, les témoignages et les signes visibles extérieurement ?

Nous ne sommes pas nés dans les cavernes comme les chauves-souris, mais bien comme le témoignage de Dieu qui doit être transmis aux hommes du monde !  

Effectivement, même le port d'un alliance apporte une sécurité contre les adultères, puisque je signale par là que j’ai déjà pris une décision et que je suis engagé avec quelqu’un.  

La mezouzah est aussi un décision visible et une profession de foi qui se concrétise avant tout dans notre cœur.
Dans ce cas précis, il s’agit en outre, du signe visible de mon identification avec mon peuple, le peuple juif…

 

Traduit du hongrois par Richard (Zeev Shlomo)

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